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« Essenam ou croire en soi », un film togolais à suivre absolument

Le film « Essenam ou croire en soi » vient de faire son entrée dans l’univers cinématographique togolais. Ecrit par  Edoh Yannick Ntifafa,  et projeté le dimanche 19 janvier au palais des congrès de Lomé, ce film interpelle les jeunes togolais à travers  la vie d’une jeune étudiante en BTS.

Les jeunes doivent revoir leur façon de voir la vie : c’est le message principal que véhicule le film ‘’Essenam ou croire en soi’’.

L’actrice principale Essénam est une jeune étudiante issue d’une famille modeste, mais aime la compagnie de ses camarades de mauvaise moralité. Ceux-ci  aux heures de cours, se promènent pour boire de l’alcool et fumer.

Alors qu’elle est orpheline de père et prise en charge par son oncle maternel qui lui paye la scolarité. Essénam a perdu plusieurs années parce que, dépensant l’argent de sa scolarité pour des fêtes et n’étudiant pas. Sa mère, vendeuse de Kom, une nourriture connue dans la sous-région et faite à base de maïs, a fini par découvrir la vie que mène sa fille.

Les choses ont mal tourné pour Essenam qui doit désormais changer de vie et se battre pour payer elle-même sa scolarité. C’est alors qu’elle rencontre une femme, ‘Venunye’.

Essenam a totalement changé, devenant répétitrice d’élève à ses heures libres. Elle va vendre également du Kom comme sa mère. Mieux, elle a modernisé ce commerce en profitant des réseaux sociaux. Ce qui l’a amenée à couper tout lien avec sa mauvaise compagnie qui se moque même d’elle.

« Tournage difficile »

« Le tournage était un peu difficile, surtout au début parce que c’est une première fois. Je ne croyais pas en moi-même et je doutais de mes capacités à jouer ce rôle de Essenam », a expliqué l’actrice Essenam de son vrai nom, Believe Abla Amegble, étudiante en 3ème année de transport logistique dans une université de Lomé.

 Le message que ce film véhicule pour Essenam est très important, surtout pour la jeunesse. «C’est de dire à la jeunesse que l’avenir ne se trouve pas dans le futur, c’est plutôt un combat de tous les jours. C’est comme on construit une maison. C’est dès maintenant qu’il faut préparer son avenir. Il faut éviter  les mauvaises compagnies, surtout évité de suivre ceux qui sont issus de familles riches et dont l’avenir est certain », a-t-elle insisté.

« Nous sommes en train de négocier la diffusion de ce film dans les écoles. Cela va commencer avec les écoles privées pour finir avec les établissements publics », a souligné le réalisateur Edoh Yannick Ntifafa.

Ephémie S. Tossou 

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