
Le ministre burundais de la Communication et des Médias, Gabby Bugaga, a été retrouvé mort jeudi à l’aube près de Bujumbura, dans des circonstances qui suscitent de nombreuses interrogations.
Une découverte macabre dans une plantation
Selon des sources administratives et policières, le corps du ministre a été découvert par des paysans dans la palmeraie de Kivoga, située à une dizaine de kilomètres au nord de la capitale économique burundaise.
Le défunt se trouvait au volant d’un pick-up immobilisé à une dizaine de mètres de la route, au cœur d’une zone de plantations de palmiers à huile.
Des circonstances encore floues
D’après les premiers éléments, le ministre présentait une blessure à la tête, tandis que le véhicule montrait d’importants dégâts sur le côté droit et à l’arrière, laissant supposer un choc violent.
« Une enquête est en cours pour déterminer les causes du décès », ont indiqué des sources sécuritaires, sans exclure pour l’heure aucune piste.
Une présence inexpliquée sur les lieux
Plusieurs zones d’ombre entourent cette affaire. La présence du ministre sur cette route peu fréquentée, de nuit et sans son dispositif habituel de sécurité, intrigue.
Des photos du corps et du véhicule, largement relayées sur les réseaux sociaux, ont permis de confirmer son identité.
Une enquête ouverte
Plusieurs hauts responsables, dont le ministre de l’Intérieur, le ministre de la Justice et des responsables des services de sécurité, se sont rendus sur les lieux.
Ancien journaliste à la Radiotélévision nationale du Burundi, Gabby Bugaga avait occupé plusieurs fonctions dans la communication institutionnelle avant d’être nommé ministre en 2025.
Cette disparition brutale plonge le Burundi dans l’émoi, alors que les circonstances exactes du drame restent à élucider.
Lire aussi-Le Burundi introduit le vaccin contre le paludisme dans la vaccination de routine









