Afrique

Mali : Assimi Goïta réapparaît après les attaques du 24 avril

 Quatre jours après une série d’attaques coordonnées d’une ampleur inédite, le président de la transition malienne, Assimi Goïta, a fait sa première apparition publique au palais de Koulouba, dans la capitale Bamako.

Une crise sécuritaire majeure

Les attaques survenues les 24 et 25 avril ont visé plusieurs zones stratégiques, notamment Bamako et Kati, bastion du pouvoir militaire. Elles ont été marquées par des tirs nourris, des explosions et un attentat-suicide, coûtant notamment la vie au ministre de la Défense, le général Sadio Camara.

Selon les autorités, ces offensives ont été menées conjointement par le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (GSIM) et le Front de libération de l’Azawad (FLA), illustrant une coordination inédite dans le conflit. L’armée affirme avoir neutralisé plus de 200 assaillants, sans bilan précis des pertes civiles et militaires.

Une réapparition à forte portée symbolique

La sortie publique d’Assimi Goïta intervient après plusieurs jours de silence ayant alimenté rumeurs et interrogations sur la stabilité du pouvoir. Elle s’est articulée autour de deux temps forts : diplomatique et national.

Le chef de la transition a d’abord reçu l’ambassadeur de la Fédération de Russie, Igor Gromyko, réaffirmant ainsi le partenariat sécuritaire entre le Mali et Russie.

Dans le même temps, il s’est rendu au chevet des blessés, notamment au CHU Bocar Sidi Sidi de Kati, avant de présenter ses condoléances à la famille du général Sadio Camara.

Un message de fermeté et de continuité

À travers cette double séquence, Assimi Goïta cherche à rassurer l’opinion et à affirmer son contrôle de l’appareil d’État. Entre gestes de compassion et signaux diplomatiques, cette réapparition vise à démontrer la continuité du pouvoir dans un contexte de forte pression sécuritaire.

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