
La situation sécuritaire reste particulièrement tendue au Mali ce samedi, après l’annonce de combats en cours dans la capitale entre les Forces armées et des groupes armés qualifiés de terroristes par l’état-major.
Dans un communiqué officiel, les Forces armées maliennes (FAMa) ont confirmé que plusieurs sites stratégiques de Bamako ainsi que des positions à l’intérieur du pays ont été visés tôt dans la matinée. L’armée appelle la population au calme et à la vigilance, tandis que les affrontements se poursuivent dans certains secteurs.
Une attaque visant des sites militaires sensibles
Selon les premières informations, une forte détonation a été entendue dans la zone de Kati, où se trouve notamment le quartier général de l’armée malienne. Une autre attaque a également ciblé une base militaire proche de l’aéroport de Bamako.
Ces opérations n’ont, pour l’heure, pas été revendiquées, mais l’état-major évoque des “groupes armés terroristes non identifiés”.
Des mouvements d’hélicoptères ont été observés au-dessus de la capitale, tandis que plusieurs axes routiers ont été désertés par la population, selon des témoins sur place.
Le nord du pays également sous tension
Parallèlement aux événements de la capitale, des informations font état d’attaques et de prises de positions dans le nord du pays. Un porte-parole du Front de libération de l’Azawad (FLA) affirme que plusieurs positions de l’armée seraient passées sous leur contrôle à Kidal et à Gao.
Le mouvement rebelle soutient que “la bataille pour la libération a commencé” et affirme contrôler certains centres urbains, des déclarations qui n’ont pas encore été confirmées par une source indépendante.
Mesures d’urgence et impact sur la vie nationale
Face à la dégradation de la situation, plusieurs activités ont été suspendues dans la capitale. Le ministère de la Santé a notamment annoncé le report des activités liées à la Journée mondiale de lutte contre le paludisme. Des événements publics prévus à Bamako ont également été annulés ou reportés.
La situation reste évolutive, dans un contexte où le pays traverse depuis plusieurs années une grave crise sécuritaire liée à la présence de groupes armés et de mouvements indépendantistes dans le nord et le centre.
Un contexte sécuritaire toujours fragile
Le Mali est confronté depuis 2012 à une instabilité chronique, marquée par des attaques jihadistes, des conflits communautaires et des revendications indépendantistes dans le nord du territoire.
Dans ce contexte, les autorités militaires au pouvoir, dirigées par le colonel Assimi Goïta, poursuivent leur stratégie sécuritaire, dans un environnement régional marqué par des recompositions politiques et sécuritaires, notamment au sein de l’Alliance des États du Sahel.
La situation à Bamako et dans le nord du pays continue d’évoluer, alors que les autorités appellent au calme et que les opérations militaires se poursuivent.
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