
Alors qu’une mission du Fonds monétaire international (FMI) est attendue prochainement à Dakar, les débats autour d’une éventuelle restructuration de la dette publique sénégalaise se multiplient. Une option évoquée par plusieurs acteurs politiques pour faire face aux difficultés financières actuelles du pays.
Dans ce contexte, le Front pour la révolution anti-impérialiste populaire et panafricaine (Frapp) a annoncé, ce vendredi 12 juin, avoir adressé deux lettres au Premier ministre Al Aminou Lô et au président de l’Assemblée nationale, Ousmane Sonko. Le mouvement leur demande de ne pas céder aux pressions extérieures et de s’opposer à toute restructuration de la dette.
« Le Frapp a tenu à rappeler aux nouvelles autorités qu’elles ne doivent pas céder aux pressions des institutions financières internationales et des créanciers. Ces acteurs ne sont pas préoccupés par le bien-être du peuple sénégalais. Leur seul intérêt demeure la préservation de leurs intérêts financiers », indique le mouvement dans un communiqué.
Pour Frapp, la crise financière actuelle doit être transformée en une opportunité de rupture avec les politiques néolibérales qui, selon lui, ont conduit le Sénégal dans cette situation.
Le mouvement propose ainsi à Ousmane Sonko, dont le parti Pastef dispose de la majorité parlementaire et s’est déjà opposé à une restructuration de la dette, la création d’une commission d’enquête parlementaire. Celle-ci aurait pour mission de faire toute la lumière sur les conditions dans lesquelles la dette publique a été contractée, gérée et utilisée.
S’agissant d’Al Aminou Lô, Frapp réclame des explications sur la nouvelle doctrine de l’État en matière d’endettement ainsi que sur la position que le gouvernement entend adopter face aux créanciers internationaux.
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