Développement

Togo : dans les savanes, « il y a de quoi être désemparé et terrifié »

Au lendemain de l’attaque terroriste enregistrée dans 4 localités de la région des savanes, les populations vivent dans la peur permanente. Selon l’archevêque de Dapaong, Monseigneur Dominique Banlène Guigbile, il y a de quoi être désemparé et terrifié.

Interrogé lundi 18 juillet par la Radio France Internationale, le haut dignitaire catholique affirme que les « gens vivent la peur au ventre et se demandent de quoi demain sera fait ».

« C’est le choc, la stupéfaction et l’incompréhension totale devant une telle violence. C’est la consternation et la désolation. Quatre attaques meurtrières en l’espace de quelques mois sans qu’on n’ait pu identifier les agresseurs, il y a de quoi être désemparé et terrifié », a-t-il déclaré. Avant de présenter les condoléances de l’église aux familles endeuillées et un prompt rétablissement aux blessés.

De même, il  en appelle à la vigilance des populations et à manifestation de la solidarité, de  la foi et  de l’espérance en ce moment difficile.

Même si les auteurs des meurtres ne sont pas encore connus ou identifiés, Monseigneur Dominique Banlène Guigbile  « invite toutes les populations de la Savane à s’en remettre à Dieu avec foi, Dieu à qui rien n’est impossible pour qu’il nous bénisse, nous garde et nous protège ».

Dans la nuit du jeudi à vendredi, 14-15 juillet 2022, une incursion simultanée des djihadistes dans les préfectures de Kpendjal et Kpendjal-ouest au nord Togo (région des savanes) a fait plusieurs morts, selon l’Etat-major général des forces armées togolaises (FAT) qui a appelé la population de la région des savanes à ne pas céder à la panique.

Lire aussi-Togo : l’Armée confirme plusieurs morts dans le Kpendjal

Le gouvernement de son côté a annoncé de nouvelles mesures de protection conformément aux règles imposées par l’Etat d’urgence sécuritaire.

 

 

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