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Aide publique au développement : les partenaires satisfaits du respect des engagements pris par le Togo

Les données de l’enquête sur le 3ème cycle de suivi du partenariat mondial 2018 au Togo validées par les acteurs au terme d’un atelier organisé par le ministère de la Planification du Développement le mercredi 5 décembre à Lomé, révèlent un « résultat globalement satisfaisant » pour le pays.

Ces données permettent d’évaluer les progrès réalisés par le Togo dans la mise en œuvre des engagements de Busan pour une coopération efficace au service du développement.

En effet, le Togo a souscrit à un certain nombre d’engagements au plan international relatifs à l’efficacité de l’aide publique au développement, notamment la Déclaration de Paris, le Programme d’Action d’Accra et l’Accord de partenariat de Busan qui met l’accent sur les partenariats pour le développement efficace et inclusif aujourd’hui, durable.

Le Partenariat mondial est un forum politique inclusif qui rassemble les gouvernements, les Partenaires techniques et financiers (PTF), la société civile, des représentants des parlements et des représentants du secteur privé du monde entier. Tous ces acteurs se sont engagés à renforcer l’efficacité de la coopération afin de produire un impact maximal sur le développement.

Plusieurs indicateurs permettent de mesurer les progrès accomplis dans l’amélioration de l’efficacité de la coopération pour le développement dans les domaines spécifiques liés aux quatre principes dégagés des accords de Busan notamment l’appropriation, l’orientation vers les résultats, les partenariats pour le développement inclusif et la transparence et recevabilité mutuelle entre les partenaires.

Au Togo, au total dix indicateurs ont été pris en compte et il ressort de l’analyse de ces indicateurs que le pays a enregistré un « résultat globalement satisfaisant » mais des défis restent à relever. Par exemple concernant l’indicateur qui mesure le degré de marge de manœuvre et d’autorité accordé à un pays pour tracer sa propre voie vers l’élimination de la pauvreté et le développement durable, le Togo a atteint le score de 77%. Pour l’indicateur 1b qui évalue le renforcement par le pays de ces cadres de résultats nationaux, le score obtenu par le Togo est de 90,9%. S’agissant de l’indicateur 2 qui fait le point sur le degré de mise en œuvre par les OSC des principes d’efficacité du développement dans leurs propres activités et le degré de contribution des gouvernements et des partenaires du développement à un environnement favorable aux OSC, le score est de 52% pour les OSC et 50% pour les PTF. Pour l’indicateur 3 sur la qualité du dialogue public-privé, le score est de 56% pour le gouvernement et 50% pour le secteur privé. Sur l’indicateur 5 mesurant la différence entre le financement de la coopération pour le développement prévu pour déboursement au début de l’année et les apports réellement déboursés à la fin de l’année, le score est de 93%. Concernant l’indicateur 6 qui examine la part des fonds de la coopération pour le développement prévu pour le secteur public du pays, comptabilisé dans le budget annuel et présenté à l’approbation législative, le Togo enregistre un score de 60%. Quant à l’indicateur 7 qui renseigne sur l’établissement par les pays, des examens inclusifs d’évaluation mutuelle et si ceux-ci sont réguliers, axés sur les résultats, transparents et inclusifs, le résultat acquis est satisfaisant.

D’après le directeur de la Coopération Bilatérale au ministère de la Planification du Développement, Christophe KomlaganAkpoto, à travers ces résultats, il ressort que le Togo est dans la dynamique du respect des engagements qu’il a pris. Il a souligné que le gouvernement sous la houlette du président de la République travaille d’arrache-pied au renforcement de cette dynamique pour l’amélioration des conditions de vie des Togolais.

Cependant dit-il, des défis restent à relever s’agissant de l’inscription des ressources extérieures au budget national, de la mise en place effective d’un système de suivi des allocations budgétaires à l’égalité homme femme, du renforcement de la qualité du dialogue avec le secteur privé et d’un environnement favorable aux OSC.

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