
À Lomé, la capitale du Togo, les acteurs de la chaîne commerciale renforcent leurs connaissances sur les règles d’origine des marchandises. Un séminaire national consacré à cette question s’est ouvert le 21 septembre 2026 avec la participation d’agents des Douanes, de représentants de l’administration et du secteur privé.
Des règles déterminantes pour les exportations togolaises
Pendant quatre jours, les participants sont formés aux règles permettant de déterminer l’origine d’une marchandise. Un enjeu important pour les entreprises togolaises qui souhaitent accéder aux marchés de la sous-région.
Ces règles permettent notamment de déterminer si un produit considéré comme d’origine togolaise peut bénéficier des avantages douaniers prévus dans le cadre des échanges avec les autres pays de l’UEMOA, notamment le Bénin, le Burkina Faso, le Mali, le Niger ou encore le Sénégal.
L’objectif est également de renforcer la fiabilité des documents commerciaux, de limiter les risques de fraude et de faciliter les opérations d’exportation.
Des experts de l’OMD à Lomé
La formation réunit des agents des Douanes, des représentants des ministères concernés ainsi que des opérateurs du secteur privé. Elle est animée par des experts de l’Organisation mondiale des douanes (OMD).
Au programme figurent des sessions théoriques, des études de cas pratiques ainsi qu’une visite dans une unité industrielle afin de permettre aux participants de mieux comprendre l’application concrète des règles d’origine.
Près de 2 000 certificats délivrés en 2025
Le Togo dispose déjà d’une activité importante dans ce domaine. Selon les données présentées, 1 973 certificats d’origine ont été délivrés en 2025 au profit de 25 entreprises exportatrices.
Au total, 282 produits togolais ont été concernés par des échanges avec les marchés de la sous-région, pour un volume d’échanges dépassant 37 milliards de francs CFA.
Pour les autorités et les acteurs du secteur privé, le renforcement des capacités sur les règles d’origine doit ainsi contribuer à sécuriser davantage les échanges et à faciliter l’accès des entreprises togolaises aux marchés régionaux.
Un enjeu pour le commerce intra-africain
Au-delà de la formation, la question renvoie à un enjeu plus large : celui de la fluidité du commerce entre les pays africains.
La maîtrise des règles d’origine, la fiabilité des documents et l’harmonisation des procédures restent essentielles pour permettre aux entreprises de tirer davantage profit de l’intégration économique régionale.









