Lomé : Création imminente d’une plateforme public-privé pour transformer les découvertes en richesses

Les travaux de l’atelier national sur la valorisation économique des résultats de la recherche et de l’innovation se sont achevés le mercredi 16 septembre 2026 à Lomé. Durant deux jours, les acteurs de la recherche, du secteur privé et de l’État ont jeté les bases d’un écosystème plus structuré, capable de faire le pont entre la production scientifique et le marché économique.
Partant du constat d’un déficit de dialogue entre le monde académique et le secteur productif, les participants ont acté la création d’une plateforme de valorisation public-privé assortie d’une feuille de route opérationnelle.
Une structure intégrée pour dynamiser l’économie
La future plateforme aura pour mission de détecter les innovations, de protéger la propriété intellectuelle, de mûrir les projets et de faciliter leur transfert vers les entreprises. Son architecture s’articulera autour de plusieurs organes clés :
Un Conseil d’orientation paritaire public-privé pour la gouvernance stratégique.
Une Direction exécutive organisée en 6 pôles : Détection & observatoire, Propriété intellectuelle, Maturation, Transfert & partenariats, Entrepreneuriat/spin-off, et Financement.
Un Comité scientifique et d’investissement ainsi qu’un Comité d’éthique.
Des cellules de valorisation implantées directement dans les centres de recherche.
Le financement sera assuré par un modèle mixte regroupant fonds publics, contributions du secteur privé et appuis des bailleurs régionaux et internationaux.
Une feuille de route en deux temps
Le calendrier retenu prévoit la mise en place du cadre juridique et des cellules de valorisation d’ici la fin de l’année 2026. L’installation effective de la plateforme, le lancement de son portail numérique et la mise en œuvre des premiers projets pilotes sont quant à eux programmés pour 2027.
Saluant la portée des conclusions, le représentant du ministre délégué chargé de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, Dr Kossi Sénamé Dodzi, a souligné qu’un « dialogue permanent est désormais ouvert entre la recherche, les entreprises, l’État et les partenaires financiers » pour soutenir la croissance économique du Togo et de la sous-région.
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