Après le coup d’État militaire au Niger, la France durcit le ton. À l’issue d’un conseil de défense dédié, réuni par Emmanuel Macron à Paris, le gouvernement a annoncé samedi la suspension de toutes les aides financières à Niamey.
“La France suspend, avec effet immédiat, toutes ses actions d’aide au développement et d’appui budgétaire au Niger”, a fait savoir le ministère des Affaires étrangères dans un communiqué. “La France demande le retour sans délai à l’ordre constitutionnel nigérien, autour du président Mohamed Bazoum, élu par les Nigériens”, a ajouté le quai d’Orsay.
Un groupe de militaires conduit par le général Tchiani a annoncé à la télévision nationale, dans la nuit de mercredi à jeudi, avoir renversé le chef de l’État nigérien, Mohamed Bazoum, en raison de “la dégradation continue de la situation sécuritaire, la mauvaise gouvernance économique et sociale”. Les institutions ont été “suspendues”, les frontières fermées et un couvre-feu instauré. Le président a été séquestré à la présidence avec sa famille.
De nombreuses voix se sont élevées pour condamner le coup d’État, à l’instar de celle de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao), qui a appelé à la libération “immédiate” du président élu dans un communiqué. L’Union européenne a quant à elle dénoncé mercredi, par la voix de son chef de la diplomatie, “toute tentative de déstabiliser la démocratie et (de) menacer la stabilité du Niger”. Le chef de la diplomatie des Vingt-Sept, Josep Borrell, s’est dit “très préoccupé par les événements en cours à Niamey”, dans un message diffusé sur le réseau social Twitter. Les États-Unis, le Sénégal, l’ONU ou encore l’Allemagne ont, eux aussi, condamné le putsch.
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Avec TF1









