Togo : Kafui Adjamagbo-Johnson rejette sa désignation au bureau du Caucus des femmes parlementaires
L’honorable Kafui Adjamagbo-Johnson refuse d’occuper le poste de deuxième vice-présidente du nouveau bureau du Caucus des femmes parlementaires du Togo. Dans une déclaration rendue publique après l’Assemblée générale du 28 octobre 2026, la députée affirme n’avoir jamais été consultée ni donné son accord pour cette désignation.
La parlementaire dit avoir découvert son nom dans la composition du nouveau bureau à travers les réseaux sociaux et la plateforme de communication du Caucus. Une situation qu’elle juge inacceptable et contraire à ses principes démocratiques.
« Je dénonce avec la plus grande fermeté cette manière de procéder », affirme-t-elle, estimant que cette désignation sans consentement constitue un mépris de sa personne et de sa liberté de décision.
Au-delà de cette contestation, la députée de la CDPA remet en cause le fonctionnement et le rôle du Caucus des femmes parlementaires. Elle reproche notamment à cette instance son silence face aux arrestations et détentions de plusieurs femmes togolaises dans des circonstances liées à leurs engagements citoyens et politiques.
Elle cite notamment les cas de l’ancienne ministre des Armées, Marguerite Gnakadé, de Leyla Mehiouwa Nambea-Tagba, d’Amavi Katanga, de Grâce Bikoni Koumayi, de Dora Dougbedji et de Chimène Akouvi Apevon. Pour Kafui Adjamagbo-Johnson, l’absence de réaction publique du Caucus face à ces situations contraste avec sa démarche de désignation des responsables de son bureau.
La députée estime qu’une organisation qui entend défendre les droits des femmes doit également se montrer active face aux atteintes aux libertés individuelles et aux injustices.
Se présentant comme une femme politique engagée dans le combat démocratique et féministe, elle affirme ne pas vouloir cautionner des pratiques qu’elle dit combattre au sein du système politique togolais.
Elle exige le retrait de son nom
La position de Kafui Adjamagbo-Johnson est sans ambiguïté. Elle affirme ne reconnaître aucune légitimité à sa désignation et annonce qu’elle n’exercera aucune fonction au sein du nouveau bureau.
Elle exige ainsi le retrait immédiat de son nom de la composition de l’instance ainsi que la rectification de toute communication officielle la présentant comme membre du bureau.
« Je ne suis pas à la recherche d’un poste. Je suis engagée dans un combat », insiste la députée, qui dit refuser de sacrifier ses convictions et ses principes pour occuper une responsabilité.
Cette sortie publique place désormais le nouveau bureau du Caucus des femmes parlementaires face à une contestation portant à la fois sur les conditions de sa composition et sur le rôle de cette instance dans la défense des droits des femmes au Togo.
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