Politique

Arrêt de la CEDEAO sur le Togo : L’opposition rejette la riposte du pouvoir et exige une transition

L’onde de choc provoquée par l’arrêt historique de la Cour de Justice de la CEDEAO continue de faire trembler le paysage politique togolais. Face au refus du pouvoir de se plier à la décision qualifiant de totalement inconstitutionnelle la nouvelle Loi fondamentale, plusieurs figures majeures de l’opposition et de la société civile répliquent avec une virulence rare.

Dans une déclaration conjointe aux allures d’ultimatum, la DMK-ORIGINALE, la DMP, le parti LDP et le mouvement « Touche Pas À Ma Constitution » pilonnent la réaction des autorités togolaises et appellent le peuple à se tenir prêt pour la grande bataille de la restauration démocratique.

Un pouvoir désemparé face au cinglant désaveu de la justice communautaire

Pour les leaders de la contestation, le gouvernement togolais s’enfonce dans une fuite en avant désespérée. En contestant la compétence de la Cour sous forme de déni face aux médias internationaux, le régime de Lomé ne fait que traduire son profond désarroi. En frappant d’un sceau judiciaire l’illégalité et l’illégitimité des réformes en cours, la juridiction sous-régionale vient d’isoler le pouvoir togolais en le propulsant au rang de véritable paria diplomatique. Les signataires estiment que le bouclier international sur lequel s’appuyait le régime vient de voler en éclats, le laissant plus exposé et vulnérable que jamais.

L’Afrique sommée de prendre ses responsabilités contre le régime

Saisissant cette opportunité historique, la coalition presse la Commission de la CEDEAO et l’Union Africaine d’abandonner toute complaisance. Elle exige l’activation immédiate des mécanismes de sanctions prévus par la Charte Africaine de la Démocratie, des Élections et de la Gouvernance. L’opposition refuse d’avance tout piège politique que poserait le pouvoir sous la forme d’un faux dialogue, d’un réaménagement constitutionnel de façade ou d’élections truquées.

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Pour Thomas Kokou Nsoukpoe, Sambiri Targone, Tchagnaou Ouro-Akpo et Nathaniel Olympio, le cap demeure inchangé : accentuer la pression populaire pour imposer une transition politique et convoquer des assises nationales refondatrices. L’heure de la mobilisation générale ayant sonné, de nouveaux mots d’ordre imminents doivent être lancés dans tout le pays.

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