Politique

Togo / Arrêt de la CEDEAO : Le Réseau panafricain dénonce une « manipulation politique » de l’opposition

Le Réseau Panafricain des Organisations de Défense des Droits de l’Homme et des Associations de la Société Civile est monté au créneau ce jeudi 3 septembre 2026 à Lomé. Lors d’une conférence de presse, l’organisation a analysé l’arrêt n° ECW/CCJ/JUD/01/26 rendu le 29 janvier dernier par la Cour de Justice de la CEDEAO, dénonçant la « récupération politicienne » et la « désinformation » menées selon elle par une partie de l’opposition.

Sous la coordination de Me Bertin K. Amegah-Atsyon, le Réseau a tenu à rétablir les faits juridiques, balayant l’existence d’une quelconque crise institutionnelle au Togo et précisant la portée exacte de la décision communautaire.

La Cour de la CEDEAO n’a pas annulé la Constitution de la Vᵉ République

Les conférenciers ont affirmé avec insistance que les juges de la CEDEAO n’ont en aucun cas remis en cause le nouveau texte constitutionnel togolais :

« Il y a ce que dit l’arrêt, et il y a ce que le Mémorandum voudrait qu’il dise. Entre les deux, il y a un écart que la société civile a le devoir de signaler. La Cour n’a ni annulé la Constitution du 06 mai 2024, ni ordonné de transition, ni imposé de dialogue national », a martelé Me Bertin K. Amegah-Atsyon.

Le Réseau rappelle que la décision de la Cour revêt un caractère purement déclaratif et qu’aucune violation du droit des citoyens à participer aux affaires publiques n’a été retenue contre l’État togolais, faute de preuves.

Une « manœuvre de diversion » de l’opposition

En réaction au mémorandum publié par plusieurs partis d’opposition et organisations alliées, le Réseau Panafricain y voit une tentative de repositionnement politique d’une opposition « en quête de repères ». L’organisation rappelle que la révision constitutionnelle relève de la souveraineté exclusive du peuple togolais et de ses institutions habilitées.

  • Rejet des postures radicales : Le Réseau estime que les divergences actuelles relèvent du jeu démocratique normal et non d’une rupture de l’ordre constitutionnel.

  • Appel au sens de la responsabilité : La classe politique est exhortée à dépasser les querelles de personnes pour préserver la stabilité et privilégier l’intérêt supérieur de la Nation.

 

Lire aussi-Réforme constitutionnelle au Togo : UNIR rejette la lecture de l’opposition sur l’arrêt de la Cour de la CEDEAO

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