Politique

Rattraper le train : une demande qui fâche d’Adjamagbo-Johnson à Antoine Folly

(24hinfo)-La demande du point focal du gouvernement au dialogue politique à la Coalition de rattraper le ‘train’ pour parachever le chemin ensemble sur la voie de la tenue des élections le 20 décembre’ est irrecevable selon la Coalition de l’opposition qui a répondu au ministre mercredi lors d’une conférence de presse. ‘Le train n’arrivera jamais à destination. Il devra retourner à la station départ pour que nous montions ensemble’

C’est un mot de cinq lettres, ‘train’ qui n’a l’air de rien, mais qui donne lieu à une belle passe d’armes. ‘Nous voulons rassurer M. Bawara que le train dans lequel il veut nous emmener n’arrivera pas à bon port. Nous sommes fermes, la lutte togolaise ne peut être perdue c’est une lutte pour la survie, on nous a suffisamment berné. Ça suffit’, a déclaré Brigitte Kafui Adjamagbo-Johnson, la patronne de la Coalition des 14 partis (C14)..

En fait, derrière ce mot, c’est une autre bataille qui se joue. La contestation par la coalition de l’opposition de la Commission électorale nationale indépendante ainsi que ses activités auxquelles la C14 dit ne pas adhérer. Pour le gouvernement, l’opposition peut retrouver ses places au sein de la CENI au nombre de 4 d’où l’appel à rejoindre le train-la CENI, organe chargé d’organiser les élections prochaines.

En effet, c’est depuis que la feuille de route de la Cédéao a été dévoilée sur la situation togolaise le 31 juillet à Lomé, que l’opposition a relancé le débat sur la CENI. Alors que dans la feuille de route, on parle de renforcement, la C14 trouve son interprétation qui est une ‘recomposition’. Pour la coalition, l’’opposition e droit à 8 places au même titre que le pouvoir et la seule place de l’administration devrait être choisie sur consensus.’

De fait, on estime que le processus ayant conduit à la composition de l’équipe actuelle de la CENI n’a pas été fait dans ce schéma, raison de son rejet et de l’exigence d’une recomposition totale et non d’un renforcement comme l’a souhaité la Conférence des Chefs d’Etat de la Cédéao dans sa feuille de route.

Qui pour régler le problème ?

Du moment où les positions semblent être inconciliables, il reviendra aux deux présidents facilitateurs de vite se prononcer sur la question d’autant puis que la solution viendra d’eux désormais. Faut-il recomposer totalement la CENI ou fait-il la renforcer?

Les présidents du Ghana et de la Guinée, facilitateurs de la Cédéao dans la crise doivent clairement signifier leur position afin d’éviter comme annoncée, la reprise des manifestations massives dans le pays. Lesquelles manifs avouons le vont encore prendre en otage l’économie déjà en mal à cause des précédents mouvements dans le pays.

Pour l’heure, la CENI poursuit son boulot. Le recensement est sensé démarrer le 1er octobre.

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