Santé

L’Afrique, 1ère région du monde pour le diabète non diagnostiqué

Seules 46% des personnes atteintes de diabète du continent africain connaissent leur état, ce qui augmente le risque de maladie grave et de décès, et risque d’aggraver la situation dans la région qui a déjà les taux de mortalité dus à cette maladie les plus élevés du monde, a alerté lundi 14 novembre, l’Agence sanitaire mondiale de l’ONU.

Selon une nouvelle étude de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) publiée à l’occasion de la Journée mondiale qui est célébrée chaque 14 novembre, sous le thème de l’accès aux soins, 55% des personnes atteintes de diabète savent qu’elles le sont dans le monde.

Mais en Afrique, le manque d’installations et d’équipements de dépistage, le nombre insuffisant de personnels de santé formés, l’accès difficile aux établissements de santé et le manque de sensibilisation au diabète sont quelques-uns des obstacles au dépistage du diabète.

« L’un des plus grands défis de la prise en charge est le manque de diagnostic. Sans dépistage, le diabète devient un tueur silencieux », a déclaré le Dr Matshidiso Moeti, Directrice régionale de l’OMS pour l’Afrique.

24 millions d’adultes vivent avec le mal en Afrique

Dans la région africaine, les décès prématurés dus au diabète (définis comme des décès survenant avant l’âge de 70 ans) s’élèvent à 58%. Selon l’OMS, cela est supérieur à la moyenne mondiale de 48%.

Dans le même temps, le taux de mortalité normalisé selon l’âge pour le diabète est de 48 pour 100.000 habitants. C’est plus du double du taux mondial de 23 pour 100.000.

Dans la région, seule une personne sur deux vivant avec un diabète de type 1 – la forme la plus courante de diabète pédiatrique – a accès à un traitement par insuline.

Au total, 24 millions d’adultes vivent avec la maladie en Afrique. Selon l’OMS ce chiffre devrait augmenter de 129% pour atteindre 55 millions d’ici 2045.

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« Bien que les pays soient confrontés à plusieurs obstacles pour lutter contre le diabète, la prévalence croissante de la maladie est un signal d’alarme pour renforcer les soins de santé, améliorer le diagnostic, l’accès aux médicaments antidiabétiques qui sauvent des vies et faire du diabète une priorité en tant que défi sanitaire majeur », a ajouté la Dre Moeti.

Avec Onu info

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