
Alors que le patron de la FIFA fait face à une tempête politique après l’abandon du controversé projet « FIFA Forward Enterprise », le président de la Fecafoot, Samuel Eto’o, lui apporte un soutien ferme et stratégique.
Un allié de poids dans la tempête. Alors que la gouvernance de la FIFA est sous le feu des critiques à l’approche du scrutin présidentiel de 2027, le président de la Fédération camerounaise de football (Fecafoot), Samuel Eto’o, est monté au créneau ce lundi 24 août dans un entretien accordé à la chaîne américaine CNN pour prendre la défense de Gianni Infantino.
L’ancienne gloire du football africain a fermement assuré que le patron de l’instance internationale n’avait « rien fait de mal », attribuant la surenchère de critiques aux manœuvres électorales prévisibles à l’approche de la campagne de 2027, où Infantino est officiellement candidat à sa réélection depuis le 1er mai dernier.
La crise « FIFA Forward Enterprise » en toile de fond
Cette prise de parole intervient dans un climat particulièrement tendu autour de la gestion financière de la FIFA. Le 31 juillet dernier, l’instance faîtière du football mondial a dû faire machine arrière sous la pression, en renonçant au projet FIFA Forward Enterprise.
Ce programme, qui prévoyait de céder des participations privées dans une filiale commerciale gérant les droits de la Coupe du Monde, avait suscité une levée de boucliers au sein des fédérations et des menaces de boycott. Un rétropédalage pris en acte à l’unanimité par le comité exécutif de la Confédération Africaine de Football (CAF) le 6 août dernier.
L’Afrique reconnaissante envers le bilan Infantino
Malgré cette zone de turbulences, Samuel Eto’o préfère retenir le bilan du dirigeant italo-suisse en faveur du continent. Selon le patron du football camerounais, Gianni Infantino reste l’artisan majeur du développement et de la modernisation des infrastructures du football africain.
« Gianni Infantino a énormément apporté au football africain. La contestation actuelle s’inscrit dans le cadre de la campagne pour le prochain scrutin », a laissé entendre la légende camerounaise.
À trois ans du renouvellement de la présidence de la FIFA, ce soutien explicite d’Eto’o illustre la fidélité d’une grande partie des dirigeants africains envers Infantino, à l’heure où la redistribution des ressources continue d’agiter les chancelleries du football mondial.









