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Togo-1er mai : les syndicats du secteur financier exigent la fin des contrats d’intérim

 À l’occasion de la Journée internationale des travailleurs, les syndicats du secteur financier togolais montent au créneau. À Lomé, les responsables du SYNBANK et du SYNASSUR ont interpellé le patronat sur la précarité de l’emploi, appelant notamment à la suppression des contrats d’intérim.

Une mobilisation autour du dialogue social

Placée sous le thème « Dialogue social et travail, facteurs de paix, de cohésion nationale et de développement », la célébration a servi de tribune pour exposer les défis du secteur bancaire et des assurances.

La marche, partie du siège de Oragroup à Assivito, a sillonné plusieurs axes stratégiques de la capitale avant de chuter au siège de BIA Togo, point de chute des échanges entre travailleurs et employeurs.

 Intérim et précarité au cœur des revendications

Prenant la parole, le secrétaire général du SYNBANK, Awoula Yati Baba, a mis en lumière les difficultés majeures auxquelles font face les travailleurs du secteur :

  • La généralisation des contrats d’intérim, jugés précaires
  • L’absence de garanties solides sur la confidentialité des données financières
  • L’instabilité professionnelle qui fragilise les employés

« Ces contrats ne sécurisent pas les emplois et exposent le secteur à des risques », a-t-il alerté.

Les syndicats ont également plaidé pour :

  • La création d’un fonds de renforcement des capacités
  • Une meilleure application des textes liés à l’Assurance maladie universelle (AMU)

 Professionnalisme et éthique comme leviers

De son côté, le secrétaire général du SYNASSUR, Rico Mabudu, a invité les travailleurs à renforcer leur rigueur professionnelle :

« C’est par l’éthique et le professionnalisme que nous préserverons les acquis et assurerons la stabilité de nos institutions. »

Un appel visant à limiter les risques de fraude et de conflits d’intérêts dans un secteur sensible.

Le patronat face à de nouveaux défis

Réagissant aux préoccupations, le président de l’Association professionnelle des banques et établissements financiers du Togo, Guy-Martial Awona, a évoqué plusieurs défis majeurs :

  • Les impacts de l’inflation financière mondiale
  • La montée de la cybercriminalité
  • Les difficultés de financement de secteurs clés comme l’agriculture et les PME

Il a également présenté le nouveau bureau exécutif de l’organisation, incluant des responsables de banques telles que Ecobank, BOA et Coris Bank.

Lire aussi-Fête du travail : Faure Gnassingbé rend hommage aux travailleurs togolais

Un secteur sous tension entre modernisation et protection sociale

Cette célébration du 1er mai 2026 met en évidence les tensions croissantes dans le secteur financier togolais. Entre exigences de performance, mutations économiques et besoin de protection sociale, les syndicats appellent à des réformes urgentes pour garantir des emplois stables et sécurisés.

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