Oti-Sud et Kpendjal : des acteurs agro-pastoraux formés sur le genre et la gestion des ressources

Un atelier de renforcement des capacités consacré au genre, à l’accès et au contrôle des ressources a démarré le 6 mai 2026 à Sagbébou, dans la préfecture de l’Oti-Sud. Cette initiative vise à améliorer les compétences des acteurs locaux du secteur agro-pastoral face aux défis liés aux changements climatiques et à la sécurité alimentaire.
La formation réunit plusieurs participants issus des préfectures de l’Oti-Sud et du Kpendjal, notamment des éleveurs, agroéleveurs ainsi que des femmes transformatrices.
Un projet régional pour une agriculture plus résiliente
Cet atelier s’inscrit dans le cadre du projet « Promouvoir des pratiques d’élevage climato-intelligentes endogènes pour renforcer la sécurité alimentaire des ménages en Afrique de l’Ouest (SMART_FOOD) ».
Le programme est porté par un consortium universitaire regroupant :
- Université de Kara ;
- Université de Parakou ;
- Université Peleforo Gon Coulibaly ;
- ainsi que l’Université du Québec à Montréal.
Plusieurs ONG béninoises et togolaises participent également à la mise en œuvre du projet, soutenu financièrement par le Centre de recherches pour le développement international (CRDI) basé au Canada.
Des techniques pratiques pour renforcer l’élevage
L’atelier a été officiellement lancé au parc à bétail de Sagbébou sous la coordination de DANSOIP Gountante, Maître-Assistant en sociologie de l’environnement à l’Université de Kara.
Prévue sur trois jours, la formation privilégie une approche pratique autour de techniques adaptées aux réalités locales. Les participants sont notamment formés à :
- la production de pierres à lécher ;
- la fabrication de fourrage ;
- ainsi qu’aux méthodes de gestion durable des ressources agro-pastorales.
Ces pratiques visent à améliorer la productivité du bétail tout en renforçant la résilience des communautés rurales face aux effets du changement climatique.
Le genre au cœur des enjeux de développement rural
Au-delà des aspects techniques, les échanges portent également sur la place des femmes dans la gestion des ressources et les mécanismes d’accès équitable aux moyens de production dans les communautés rurales.
À travers cette initiative, les organisateurs ambitionnent de promouvoir un développement agro-pastoral plus inclusif, durable et adapté aux réalités climatiques de l’Afrique de l’Ouest.
Lie aussi-Journée de l’Europe : l’Union européenne réaffirme son soutien au Togo face aux crises mondiales









