BAC1 2026 : Mama Omorou veut transformer la correction des copies en outil d’amélioration du système éducatif

Le ministre de l’Éducation nationale, Mama Omorou, veut donner une nouvelle dimension aux travaux de correction du BAC1 2026 au Togo. Dans une note adressée aux correcteurs, l’autorité demande un recensement systématique des lacunes observées chez les candidats afin d’améliorer durablement la qualité des apprentissages.
Au-delà de la simple notation des copies, les correcteurs devront désormais identifier les notions, compétences et savoir-faire insuffisamment maîtrisés par les élèves. L’objectif affiché est de permettre aux autorités pédagogiques de mieux cibler les actions de remédiation et de renforcement des capacités des enseignants.
Selon les instructions du ministre, les chefs de commission de correction devront, avec les correcteurs, analyser les difficultés rencontrées par les candidats dans les trois types d’exercices de l’examen : les situations d’évaluation des compétences, les questions objectives et les questions traditionnelles.
Pour chaque catégorie d’épreuves, les équipes de correction devront relever les erreurs récurrentes, les notions non assimilées ainsi que les causes probables des échecs, notamment l’incompréhension des consignes, les insuffisances de prérequis, les difficultés conceptuelles ou encore la mauvaise gestion du temps.
Les correcteurs sont également invités à proposer des stratégies de remédiation afin d’aider à corriger les insuffisances constatées.
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« La correction ne doit plus être uniquement un exercice d’évaluation ; elle doit également devenir un instrument d’analyse au service de la qualité des apprentissages », a souligné le ministre Mama Omorou.
Un canevas de collecte sera remis aux présidents de jury afin de centraliser les informations recueillies lors des corrections. Les données serviront ensuite à alimenter les programmes de formation continue des enseignants et les futures séances de remédiation pédagogique.
Avec cette initiative, le ministère de l’Éducation nationale entend faire évoluer le système vers une approche plus analytique et pédagogique des évaluations scolaires.
Pour les autorités éducatives, il s’agit désormais de « passer d’une correction-sanction à une correction-diagnostic au service de l’apprentissage ».









