
C’est un vent de liberté administrative qui souffle sur le continent. Après le Togo en mai dernier, le Tchad et la République du Congo viennent d’annoncer la suppression totale des visas pour tous les ressortissants africains d’ici janvier 2027. Un virage historique qui donne un coup d’accélérateur inédit à la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf).
Un effet domino après le pionnier togolais
Le rêve d’une Afrique sans frontières, inscrit dans l’Agenda 2063 de l’Union africaine, passe de la théorie à la pratique. Le mouvement prend une ampleur sans précédent cet été. Le Togo avait ouvert la voie en supprimant les visas le 18 mai 2026. Deux mois plus tard, la dynamique s’accélère :
Le Tchad a officialisé l’ouverture de ses frontières lors du Forum africain de l’eau à N’Djamena.
La République du Congo a emboîté le pas avec la même échéance réglementaire.
Ces pays rejoignent des champions de l’ouverture comme le Rwanda, le Bénin et le Kenya, prouvant que l’intégration ne peut se faire sans la mobilité des hommes.
Quel impact pour l’économie et la jeunesse africaine ?
Selon les experts économiques, la suppression des barrières tarifaires via la ZLECAf restait stérile sans la libre circulation des personnes.
Les retombées attendues pour le continent :
Le boom du commerce intra-africain : Faciliter les voyages des commerçants, des PME et des investisseurs.
L’essor du tourisme local : Permettre aux Africains de découvrir leur propre continent sans tracasseries administratives.
Le brassage des talents : Permettre à la jeunesse et aux start-ups de se déployer librement d’une sous-région à l’autre.
Le défi reste désormais sécuritaire : réussir à ouvrir les frontières tout en renforçant le contrôle des flux face aux menaces asymétriques au Sahel et en Afrique centrale.
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