Intégration africaine : Le Tchad supprime les visas d’entrée pour tous les ressortissants du continent !
C’est une décision historique qui fera date dans les annales de l’intégration continentale. À partir du 1er janvier 2027, le Tchad n’exigera plus de visa d’entrée pour les ressortissants des pays africains. L’annonce officielle a été faite ce mercredi par le président de la République, Mahamat Idriss Déby Itno.
Une annonce forte au cœur du Forum africain de l’eau
C’est le cadre prestigieux du Forum africain de l’eau, qui se tient actuellement à N’Djamena en partenariat avec la Banque mondiale, que le chef de l’État tchadien a choisi pour partager cette grande nouvelle.
« Le Tchad, pays de Toumaï, berceau de l’humanité, ouvre ses frontières et supprime les visas d’entrée pour tous les Africains, dès le 1er janvier 2027 », a solennellement déclaré Mahamat Idriss Déby Itno.
Le Tchad emboîte le pas au Togo et à la République du Congo
Par cet acte fort, N’Djamena rejoint le cercle vertueux des nations africaines engagées pour un continent sans frontières. Une dynamique qui s’est fortement accélérée ces derniers mois :
Le Togo : Précurseur, Lomé a déjà supprimé l’obligation de visa pour tous les Africains depuis le 18 mai 2026.
La République du Congo : Brazzaville a pris un engagement similaire fin mai dernier, fixant la même échéance que le Tchad, soit le 1er janvier 2027.
Ces pionniers emboîtent le pas à d’autres pays comme le Rwanda, le Bénin, la Gambie, les Seychelles, le Ghana ou encore le Kenya, qui appliquent avec succès cette politique d’ouverture depuis plusieurs années.
En route vers les objectifs de l’Agenda 2063 et de la ZLECAf
Cette réforme historique du Tchad ne relève pas du hasard. Elle s’inscrit en droite ligne des efforts communautaires visant à booster la libre circulation des personnes et des biens à l’échelle du continent.
Elle vient directement soutenir les ambitions de l’Agenda 2063 de l’Union africaine et donner un coup d’accélérateur à la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf). L’objectif à terme demeure la création d’une économie africaine forte, intégrée, où la mobilité des talents, des investisseurs et des touristes n’est plus freinée par des barrières administratives.
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