Crise au Palais de Dakar : Bentaleb démissionne avec fracas de son poste de conseiller de Bassirou Diomaye Faye !

Séisme politique au sommet de l’État sénégalais. Alioune Ibnou Abitalib Sow, plus connu sous le nom de Bentaleb, a officiellement confirmé ce vendredi 17 juillet 2026 sa démission de son poste de Conseiller spécial du Président Bassirou Diomaye Faye. Le militant de la première heure claque la porte du Palais de la République en dénonçant de graves divergences politiques.
Le reniement du « Projet » : Le cri de cœur de Bentaleb
Alors que les rumeurs allaient bon train dans la presse kinoise et ouest-africaine la veille, l’ex-conseiller spécial chargé de la Communication et du Protocole présidentiel a brisé le silence via son compte Facebook pour clarifier les motifs de son départ.
Pour ce cadre influent du parti Pastef (le parti au pouvoir), les idéaux de départ ont été trahis au profit de pratiques de l’ancien régime.
« Pendant plus de deux ans, j’ai servi la République avec loyauté (…). Le projet a été notre seule boussole ! Je n’ai jamais perçu ma nomination comme une récompense mais le prolongement d’un combat militant, anti-impérialiste et panafricain depuis 2016 », a-t-il d’abord rappelé avec amertume.
Lancé dans une critique acerbe de la gestion actuelle, il enfonce le clou :
« Une nouvelle ligne politique qui n’est pas la mienne s’est installée au palais. Les méthodes que nous avons combattues reviennent une à une, il devient nécessaire de prendre ses responsabilités. »
La goutte d’eau : Le retour de Macky Sall au Palais présidentiel
Le point de non-retour semble avoir été atteint en raison de l’agenda présidentiel de ce vendredi. Le Chef de l’État, Bassirou Diomaye Faye, doit en effet recevoir son prédécesseur Macky Sall pour acter le soutien officiel du Sénégal à la candidature de ce dernier au poste de Secrétaire général de l’ONU. Un affront intolérable pour Bentaleb.
« La venue de Macky Sall au Palais est celle de trop »
L’ex-conseiller ne décolère pas et réclame des comptes à l’ancien président :
Sur le plan économique : Il pointe du doigt la gestion financière de l’ancien régime : « La dette cachée, c’est lui. Une grande partie des maux que le pays traverse aujourd’hui, c’est lui. »
Sur le plan humain : Il rappelle le lourd tribut payé par les militants lors des manifestations passées : « Des Sénégalais sont morts, des familles attendent encore la vérité. »
Pour Bentaleb, accepter cette rencontre revient à blanchir politiquement l’ancien chef d’État. « Qu’il y ait une photo ou non, lui rouvrir les portes du Palais, c’est aider à repolir son image. À ça, je ne prêterai pas la main non plus », a-t-il tranché de manière catégorique.
Quel avenir pour la majorité Pastef ?
Cette démission fracassante met en lumière les premières grandes lignes de fracture au sein du parti Pastef depuis son arrivée au pouvoir. Reste à savoir si le départ de Bentaleb sera suivi par d’autres figures de l’aile radicale et souverainiste du parti, alors que le gouvernement tente de manœuvrer sur le terrain de la diplomatie internationale et de la réconciliation nationale.








