Afrique

Cameroun : le Royaume-Uni suspend l’octroi de visas étudiants à partir du 26 mars 2026

Le gouvernement du Royaume-Uni a annoncé la suspension de l’octroi de visas étudiants pour des ressortissants de plusieurs pays, dont le Cameroun. La mesure, décidée par le Home Office (ministère britannique de l’Intérieur), entrera en vigueur le 26 mars 2026.

Outre le Cameroun, cette décision concerne également des ressortissants de l’Afghanistan, du Myanmar (Birmanie) et du Soudan.

Londres veut lutter contre le détournement des visas d’études

Selon les autorités britanniques, cette mesure fait suite à une augmentation notable des demandes d’asile déposées par des personnes entrées sur le territoire sous couvert de visas étudiants.

Le ministère de l’Intérieur explique vouloir ainsi limiter les détournements du système de visas d’études, certains candidats utilisant ce statut pour rejoindre le pays avant de solliciter une protection internationale.

Cette décision s’inscrit dans une politique migratoire plus stricte adoptée ces dernières années par le gouvernement britannique.

Inquiétude chez les étudiants camerounais

L’annonce a suscité de vives réactions au Cameroun, notamment dans la capitale Yaoundé, où de nombreux étudiants ont exprimé leur surprise et leur inquiétude.

Pour plusieurs candidats à la mobilité académique, cette suspension remet en question des projets d’études déjà engagés au Royaume-Uni. Certains évoquent également l’incertitude concernant les démarches administratives en cours et les inscriptions déjà entamées auprès d’universités britanniques.

Des conséquences possibles pour les universités

Du côté des établissements d’enseignement supérieur, cette décision pourrait impacter les procédures d’inscription ainsi que certaines coopérations internationales.

Des responsables universitaires et des conseillers spécialisés dans la mobilité étudiante sont désormais attendus pour informer les candidats concernés et les orienter vers d’éventuelles alternatives.

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Des interrogations sur les demandes en cours

Sur le terrain, plusieurs étudiants redoutent une rupture brutale de leurs projets académiques. Certains s’inquiètent également des pertes financières liées aux frais de dossier, aux inscriptions universitaires ou aux paiements déjà effectués.

Des observateurs estiment que cette suspension pourrait entraîner des recours juridiques ou des demandes de clarification auprès des services consulaires britanniques, notamment pour déterminer si les dossiers déjà en cours seront concernés par la mesure.

Enfin, plusieurs organisations de défense des droits des étudiants appellent à des explications rapides et transparentes de la part des autorités du Royaume-Uni afin d’éviter une période d’incertitude pour les milliers d’étudiants africains qui envisagent de poursuivre leurs études dans le pays.

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