Afrique

Burkina Faso : 39 personnes jugées pour l’excision de plus de 30 victimes

📲 Suivez 24heureinfo sur WhatsApp
Recevez nos dernières actualités du Togo, d’Afrique et du monde directement sur WhatsApp.
Rejoindre notre chaîne WhatsApp

Au Burkina Faso, 39 personnes, dont un homme, comparaissent depuis le lundi 26 octobre 2026 pour des faits présumés d’excision ayant fait plus d’une trentaine de victimes. Le procès se tient à la mairie de Boussouma, dans le ressort du Tribunal de grande instance (TGI) de Kaya.

L’affaire est considérée comme d’une grande ampleur par le parquet de Kaya. Selon le média MoussoNews, cette audience foraine, prévue sur trois jours, vise également à rapprocher la justice des populations.

Une pratique qui aurait duré plus de cinq ans

Les poursuites font suite à une opération de police menée le 22 septembre 2026. Cette intervention a permis l’interpellation des personnes mises en cause et aurait mis fin à une pratique qui se poursuivait depuis plus de cinq ans dans la zone de Kaya.

Parmi les prévenus figure T.K., une femme âgée d’une soixantaine d’années, présentée comme une exciseuse et une suspecte majeure dans ce dossier.

À l’ouverture de l’audience, le procureur du Faso près le TGI de Kaya, Édouard Bancé, a souligné l’ampleur de l’affaire et rappelé les sanctions prévues par la législation burkinabè contre l’excision.

📲 Suivez 24heureinfo sur WhatsApp
Recevez nos dernières actualités du Togo, d’Afrique et du monde directement sur WhatsApp.
Rejoindre notre chaîne WhatsApp

Jusqu’à 10 ans de prison pour les faits d’excision

Selon les propos du procureur rapportés par MoussoNews, le Code pénal burkinabè prévoit des peines d’emprisonnement allant d’un à dix ans, assorties d’amendes comprises entre 500 000 et 3 millions de francs CFA, pour les faits d’excision.

Le procès doit permettre à la juridiction compétente d’examiner les faits reprochés aux 39 prévenus et de se prononcer conformément à la loi.

Une audience foraine pour rapprocher la justice des populations

Le choix de la mairie de Boussouma pour accueillir les audiences, plutôt que les locaux habituels du tribunal de Kaya, s’inscrit dans une démarche de proximité judiciaire.

Cette initiative vise à faciliter l’accès des populations à la justice, tout en contribuant à la sensibilisation sur les conséquences de l’excision et sur les sanctions prévues par la loi.

Les débats doivent se poursuivre pendant trois jours, selon les informations rapportées par MoussoNews.

 

Lire aussi : Burkina Faso : la peine de mort rétablie dans le nouveau Code pénal

Articles similaires

Bouton retour en haut de la page