Sénégal : Pastef dénonce le blocage de ses propositions de loi et réclame la fin des fonds politiques
Le groupe parlementaire Pastef Les Patriotes accuse le gouvernement de freiner l’examen de ses propositions de loi et réaffirme son engagement à supprimer les fonds politiques au profit de fonds spéciaux soumis au vote de l’Assemblée nationale.
Pastef réclame une réforme des fonds politiques
Dans le cadre des discussions autour de la loi organique relative aux lois de finances, le groupe parlementaire Pastef Les Patriotes a rappelé les engagements inscrits à la page 37 de son programme, notamment en matière de gestion des fonds publics.
Les députés défendent la suppression des fonds politiques et leur remplacement par des fonds spéciaux votés par l’Assemblée nationale, destinés notamment aux opérations ultrasensibles, comme certaines opérations d’armement et les missions secrètes.
Cette proposition vise, selon le groupe parlementaire, à renforcer le contrôle parlementaire sur ces ressources et à améliorer la transparence dans la gestion des finances publiques.
Le gouvernement accusé de bloquer les propositions de loi
Pastef dénonce également ce qu’il qualifie de « stratégie de blocage, d’obstruction et de démarche dilatoire » de la part de l’exécutif face aux propositions de loi déposées par les députés.
Le groupe évoque notamment les initiatives portant sur la santé en milieu carcéral et les lois de finances. Selon les parlementaires, le gouvernement invoquerait d’abord l’irrecevabilité de certaines propositions avant de recourir au vote bloqué.
Cette attitude est vivement critiquée par Pastef, qui estime qu’elle traduit une contradiction entre les pratiques de l’exécutif et les engagements pris. Le groupe va jusqu’à qualifier le gouvernement de « gouvernement renié » et de « gouvernement renégat ».
Les députés entendent défendre leurs prérogatives
Malgré ces désaccords, Pastef Les Patriotes affirme vouloir poursuivre son action au sein de l’Assemblée nationale et défendre les prérogatives constitutionnelles des députés.
« Nous allons continuer à faire prévaloir nos prérogatives constitutionnelles, c’est-à-dire voter les lois, parce qu’il n’y a que l’Assemblée nationale seule qui peut voter la loi », martèle le groupe parlementaire.
Les députés entendent ainsi maintenir leurs initiatives législatives malgré les obstacles qu’ils dénoncent. Le différend met en lumière les tensions entre le groupe parlementaire et le gouvernement autour du contrôle des finances publiques et de l’exercice du pouvoir législatif.
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