Afrique

RDC : Ebola dépasse les 10 000 contaminations et fait près de 4 900 morts

📲 Suivez 24heureinfo sur WhatsApp
Recevez nos dernières actualités du Togo, d’Afrique et du monde directement sur WhatsApp.
Rejoindre notre chaîne WhatsApp

L’épidémie d’Ebola en République démocratique du Congo (RDC) a atteint 10 060 cas d’infection et 4 887 décès, selon les chiffres publiés mardi par l’Institut national de santé publique (INSP). La propagation du virus, les difficultés d’accès aux zones touchées et les attaques contre les soignants compliquent la riposte sanitaire.

La situation épidémiologique liée à Ebola reste préoccupante en République démocratique du Congo. Selon les données de l’Institut national de santé publique, le pays a enregistré 10 060 personnes infectées et 4 887 décès depuis le début de l’épidémie. Au total, 2 684 patients ont été déclarés guéris.

Détectée officiellement à la mi-mai 2026, la flambée épidémique s’est étendue à plusieurs régions du pays. Les premières contaminations ont été signalées en Ituri, avant que le virus ne gagne d’autres provinces. Huit provinces sont désormais concernées, selon les informations rapportées.

L’Ituri et le Nord-Kivu figurent parmi les principaux foyers de transmission. Dans ces régions de l’est du pays, l’insécurité liée aux violences armées et l’insuffisance des infrastructures sanitaires rendent les interventions des équipes médicales plus difficiles.

Des cas signalés au-delà des frontières congolaises

La progression de la maladie suscite également des inquiétudes dans d’autres pays africains. L’Ouganda a enregistré 20 infections et deux décès avant l’interruption de la transmission sur son territoire en août, selon les données rapportées.

📲 Suivez 24heureinfo sur WhatsApp
Recevez nos dernières actualités du Togo, d’Afrique et du monde directement sur WhatsApp.
Rejoindre notre chaîne WhatsApp

Au Nigeria, une ressortissante suisse de 42 ans, revenue d’un séjour en Ouganda, a également été diagnostiquée positive. Elle a ensuite été transférée en Suisse pour y recevoir des soins. Les autorités sanitaires nigérianes ont engagé le suivi de 53 personnes susceptibles d’avoir été exposées au virus.

Des cas ont également été signalés au Kenya, illustrant les risques de propagation transfrontalière. Face à cette évolution, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a exprimé ses préoccupations concernant l’extension géographique de l’épidémie.

Des attaques contre les soignants compliquent la riposte

Au-delà de la transmission du virus, la sécurité des personnels de santé constitue un autre défi. Dans la province de la Tshopo, une attaque survenue samedi contre des professionnels de santé a coûté la vie à un infirmier et grièvement blessé un autre membre du personnel.

Selon les informations rapportées, l’agression serait liée à des accusations infondées selon lesquelles les soignants chercheraient à transmettre la maladie aux populations par l’intermédiaire de médicaments.

À la suite de ces violences, le centre de prise en charge concerné a suspendu ses activités. De tels incidents risquent de perturber les actions de prévention, le dépistage et l’accès aux soins dans les communautés touchées par l’épidémie.

La variante Bundibugyo complique la prévention

La flambée actuelle est associée à la variante Bundibugyo du virus Ebola. Contrairement à la variante Zaïre, contre laquelle le vaccin Ervebo est utilisé, cette souche ne dispose pas d’un vaccin spécifiquement homologué, selon les informations rapportées. Des recherches cliniques sont en cours pour évaluer des moyens de protection.

Ebola se transmet principalement par contact direct avec le sang ou d’autres liquides biologiques d’une personne infectée, ainsi qu’avec des objets contaminés. La maladie peut provoquer de graves complications et entraîner la mort.

La RDC a déjà connu plusieurs épidémies d’Ebola, notamment celle de 2018 à 2020, qui avait fait environ 2 300 morts.

Face à la progression actuelle du virus, les autorités sanitaires doivent notamment renforcer la détection des nouveaux cas, assurer le suivi des personnes exposées et maintenir les services de santé dans les zones les plus vulnérables.

Lire aussi : Ebola : Africa CDC convoque les ministres africains de la Santé en urgence

Articles similaires

Bouton retour en haut de la page