
L’offensive diplomatique s’accélère à quelques heures de l’ouverture du scrutin à New York. Déterminé à faire triompher la candidature de l’ancien président sénégalais Macky Sall au poste de Secrétaire général des Nations Unies, l’ancien chef d’État de la Guinée-Bissau, Umaro Sissoco Embaló, multiplie les démarches au plus haut niveau. Ce lundi 27 juillet, il a été reçu au Palais de l’Élysée par le président français Emmanuel Macron.
Une tournée mondiale pour rallier les membres du Conseil de sécurité
Cette audience avec le chef de l’État français s’inscrit dans le cadre d’un véritable marathon diplomatique mené par Embaló sur plusieurs continents. Avant l’étape parisienne, l’ancien dirigeant bissau-guinéen s’est successivement rendu à :
Dakar (Sénégal) et Djeddah (Arabie Saoudite) pour consolider les appuis régionaux et sous-régionaux.
Moscou (Russie) et Pékin (Chine) pour échanger avec deux membres permanents détenant le droit de veto au Conseil de sécurité.
New York (Siège de l’ONU) pour plaider la cause africaine auprès des chancelleries internationales.
La France étant également membre permanent du Conseil de sécurité, l’appui de Paris s’avère stratégique pour sécuriser la candidature de Macky Sall face aux autres prétendants.
Un marathon électoral sous haute tension
Pour décrocher le fauteuil de dixième Secrétaire général de l’ONU, l’ancien président sénégalais fait face à une concurrence internationale relevée composée de six autres figures de premier plan :
Michelle Bachelet (Ancienne présidente du Chili)
María Fernanda Espinosa (Équateur, ex-présidente de l’Assemblée générale de l’ONU)
Rafael Grossi (Argentine, actuel Directeur général de l’AIEA)
Rebeca Grynspan (Costa Rica, Secrétaire générale de la CNUCED)
Carolyn Rodrigues-Birkett (Guyana, ancienne ministre des Affaires étrangères)
Olara Otunnu (Ouganda, ancien haut responsable onusien)
Le compte à rebours est lancé à New York
Le Conseil de sécurité entamera dès ce jeudi 30 juillet 2026 ses premiers votes indicatifs à bulletin secret. Ce processus d’élimination progressive permettra de faire émerger le candidat susceptible d’obtenir au moins 9 voix favorables sans essuyer de veto de l’un des P5 (Chine, États-Unis, France, Royaume-Uni, Russie).
Une fois le candidat unique recommandé par le Conseil de sécurité d’ici l’automne, sa nomination sera soumise au vote formel de l’Assemblée générale. Le futur patron des Nations Unies succédera officiellement à António Guterres le 1ᵉʳ janvier 2027.
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