Côte d’Ivoire : un Béninois encourt 10 ans de prison après la saisie de 8 kg de cocaïne à Abidjan

Un ressortissant béninois de 52 ans risque dix ans de prison ferme en Côte d’Ivoire pour trafic international de drogue et blanchiment de capitaux. Il a comparu le jeudi 7 mai 2026 devant le Tribunal du Pôle pénal économique et financier d’Abidjan, après la découverte de huit kilogrammes de cocaïne à l’aéroport d’Abidjan.
Interpellé à l’aéroport d’Abidjan avant un vol pour la France
Identifié sous les initiales Moustapha A., le prévenu avait été arrêté en novembre 2024 à Aéroport international Félix-Houphouët-Boigny alors qu’il s’apprêtait à embarquer pour la France.
Selon les éléments présentés devant le tribunal, l’homme aurait accepté de convoyer deux valises à la demande d’un ressortissant nigérian nommé Steeve, présenté comme commerçant de pierres précieuses. En échange, une somme de 10 000 euros lui aurait été promise.
Le quinquagénaire affirme toutefois qu’il ne pouvait plus effectuer seul le voyage après des vacances passées en Côte d’Ivoire avec son épouse. Il aurait alors sollicité un compatriote béninois, Idrissou, venu spécialement du Bénin pour l’accompagner.
Mais lors du contrôle de sécurité à l’embarquement, Idrissou a été intercepté par les agents avant de désigner Moustapha A. comme propriétaire des bagages contenant la drogue.
Le prévenu plaide la naïveté
À la barre, le prévenu a rejeté toute implication consciente dans un trafic de cocaïne. Il soutient avoir cru transporter de la poudre d’or et non des stupéfiants.
« J’ai été naïf », a-t-il déclaré devant les juges.
L’affaire a également été marquée par le décès d’Idrissou au cours de l’enquête préliminaire, laissant Moustapha A. seul face aux poursuites judiciaires.
Dix ans de prison requis par le parquet ivoirien
Le ministère public a requis la peine maximale prévue par la législation ivoirienne en matière de trafic international de stupéfiants, soit :
- 10 ans de prison ferme ;
- une amende de 20 millions FCFA.
De son côté, l’avocat de la défense a plaidé l’indulgence, estimant que son client n’aurait pas attendu sur place au moment de l’arrestation s’il avait réellement eu connaissance de la présence de cocaïne dans les valises.
Le verdict du Tribunal du Pôle pénal économique et financier d’Abidjan est attendu le 28 mai 2026.
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