Ghana / Réforme constitutionnelle : L’âge minimum pour la présidence bientôt ramené à 35 ans ?

Vers un vent de jeunesse et un réaménagement du calendrier politique au Ghana. Le gouvernement du président John Dramani Mahama s’est déclaré favorable à l’abaissement de l’âge minimum requis pour se présenter à l’élection présidentielle, faisant passer le seuil de 40 à 35 ans. Une mesure majeure qui s’inscrit dans un vaste chantier de révision constitutionnelle.
C’est une avancée notable pour l’implication de la jeunesse dans la haute gouvernance du pays. Présentée ce 30 juillet 2026 par le procureur général et ministre de la Justice, Dominic Ayine, la décision du gouvernement retient le seuil de 35 ans pour prétendre au fauteuil présidentiel, au détriment de la barre des 30 ans initialement suggérée par la Commission de révision constitutionnelle.
Si cette proposition ne constitue pas encore une loi promulguée, elle marque le coup d’envoi d’un processus législatif rigoureux visant à rajeunir la classe politique ghanéenne.
Vers des mandats de 5 ans et un nouveau calendrier électoral
Au-delà de la condition d’âge, l’exécutif a également validé plusieurs recommandations phares remises en décembre dernier par la commission présidée par le professeur Henry Kwasi Prempeh :
Un mandat porté à 5 ans : La durée du mandat du président de la République et des députés passerait de 4 à 5 ans. L’objectif affiché est d’offrir plus de temps aux gouvernements pour mettre en œuvre leurs politiques publiques, souvent freinées par la brièveté du cycle actuel. La limitation stricte à deux mandats reste inchangée.
Avancement de la date du scrutin : L’élection présidentielle serait désormais organisée au cours de la première semaine de novembre, et non plus en décembre, afin d’accorder une vraie période de transition avant l’investiture traditionnelle du 7 janvier.
Prochaines étapes : Référendum prévu en 2027
Le calendrier des réformes est désormais tracé. Une nouvelle commission sera mise en place d’ici octobre 2026 pour rédiger les deux projets de loi requis.
La modification de la durée du mandat présidentiel, touchant à une disposition ancrée de la Constitution, devra impérativement être soumise à un référendum national courant 2027. Pour être validée, la réforme devra réunir un taux de participation d’au moins 40 % des inscrits et recueillir au moins 75 % de votes favorables.
Si l’abaissement de l’âge minimum fait une quasi-unanimité au sein de la jeunesse, le passage au mandat de cinq ans suscite déjà des débats passionnés entre les partisans de la stabilité gouvernementale et les défenseurs d’un contrôle électoral plus fréquent.
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