
Le Togo prépare une réforme de son régime des zones économiques spéciales (ZES). Adopté en Conseil des ministres le 22 octobre 2026, le projet de loi prévoit notamment une meilleure répartition géographique des investissements, des avantages fiscaux encadrés et une place accrue pour les entreprises nationales.
Le régime des zones économiques spéciales pourrait connaître une évolution importante au Togo. Le Conseil des ministres a adopté un projet de loi destiné à moderniser le cadre existant et à renforcer l’attractivité de l’économie nationale.
Institué en 1989 puis réformé en 2011, le régime de la zone franche industrielle a contribué au développement des activités tournées vers l’exportation. Toutefois, la concentration des investissements dans le Grand Lomé, les liens encore limités avec les entreprises nationales et les insuffisances de gouvernance ont mis en évidence les limites du dispositif.
Une nouvelle répartition des investissements
Le projet de loi prévoit de diversifier les types de zones économiques spéciales et de mieux répartir les investissements sur le territoire national.
Les avantages accordés aux investisseurs pourraient varier selon la localisation des projets. Cette orientation vise à encourager le développement économique dans différentes régions du pays et à mieux valoriser les ressources locales.
Le contenu local figure également au cœur de la réforme. Le gouvernement entend favoriser l’intégration des entreprises togolaises dans les chaînes de valeur, soutenir leur développement et renforcer les liens entre les investisseurs et le tissu économique national.
Des avantages fiscaux soumis à des conditions
Le texte prévoit un régime fiscal plus compétitif, avec des avantages limités dans le temps et soumis à des conditions. L’objectif affiché est de concilier l’attractivité du pays pour les investisseurs avec la préservation des recettes publiques et l’équité concurrentielle.
La création d’emplois qualifiés et durables au profit des Togolais, la formation professionnelle et le développement des entreprises nationales figurent parmi les autres priorités.
Cette réforme doit encore suivre la procédure législative applicable. Si elle entre en vigueur, sa mise en œuvre permettra d’évaluer sa capacité à attirer des investissements productifs et à générer des retombées économiques au-delà de la capitale.
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