Moyen-Orient : Téhéran maintient le détroit d’Ormuz fermé et pose ses conditions à Washington

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Aimer la page FacebookLe bras de fer se durcit dans le Golfe. L’Iran a réaffirmé sa décision de maintenir le détroit d’Ormuz fermé, conditionnant toute réouverture du passage maritime au respect de ses exigences et aux engagements des États-Unis.
S’exprimant dimanche 20 septembre devant le Parlement iranien, le président de l’institution, Mohammad Bagher Ghalibaf, a exclu tout retour au cadre de négociation antérieur sans garanties fermes : « Le détroit ne sera pas rouvert avant la reconnaissance des droits de l’Iran et l’exécution des engagements américains », a-t-il averti, précisant que les demandes de Téhéran avaient été transmises « explicitement » à Washington par l’intermédiaire de médiateurs.
Levée des sanctions et avoirs gelés au cœur des tractations
Bien que le détail officiel des exigences n’ait pas été entièrement divulgué à la tribune, les discussions conduites en coulisses portent principalement sur :
La levée des sanctions américaines ciblant les ports et les exportations pétrolières iraniennes,
📲 Suivez 24heureinfo sur WhatsAppRecevez nos dernières actualités du Togo, d’Afrique et du monde directement sur WhatsApp.Rejoindre notre chaîne WhatsAppLe déblocage des avoirs iraniens gelés à l’international,
L’obtention de garanties de sécurité strictes pour les installations stratégiques du pays.
Cette fermeté intervient après l’accord intérimaire conclu en juin dernier entre les deux nations, qui prévoyait une trêve militaire et la restauration de la liberté de navigation. Un processus rapidement dans l’impasse en raison des désaccords sur le dispositif sécuritaire autour du détroit.
Un trafic maritime mondial asphyxié
Verrou stratégique par lequel transite une part majeure du commerce énergétique mondial, le détroit d’Ormuz subit une paralysie quasi totale. Alors que le trafic y était quotidiennement dense avant le déclenchement des hostilités entre l’Iran, les États-Unis et Israël, seuls sept navires commerciaux y ont été enregistrés sur la journée du 11 septembre.
Face à l’envolée des coûts d’assurance et au maintien d’un fort dispositif naval américain dans les eaux du Golfe, les armateurs mondiaux continuent de contourner la zone. En liant directement la fluidité du pétrole mondial à la levée de la pression économique américaine, Téhéran entend maintenir une carte diplomatique décisive sur l’échiquier international.









