Le District autonome du Grand Lomé (DAGL) intensifie sa lutte contre l’occupation anarchique des espaces publics. Les commerçants, vendeurs ambulants et autres occupants des emprises routières disposent jusqu’au 20 novembre 2026 pour libérer les espaces concernés, sous peine de déguerpissement à leurs frais.
L’opération de désencombrement des voies publiques entre dans sa deuxième phase dans le Grand Lomé. Après les premières actions engagées pour la libération et la préservation du littoral, les autorités s’attaquent désormais aux trottoirs et aux emprises des principales voies bitumées et pavées de la capitale.
L’annonce a été faite le 4 novembre 2026, lors d’une conférence de presse organisée au siège du District autonome du Grand Lomé. La gouverneure du DAGL, Zouréhatou Kassah-Traoré, a présenté les objectifs et les modalités de cette opération qui se déroule du 2 au 20 novembre.
Les 13 communes du Grand Lomé concernées
L’opération couvre les treize communes du District autonome du Grand Lomé, réparties entre les préfectures du Golfe et d’Agoè-Nyivé. Elle concerne les installations qui occupent irrégulièrement les emprises des voies bitumées et pavées.
Les interventions visent notamment les étalages commerciaux, les baraques, les conteneurs, les dépôts de matériaux de construction, les buvettes et les ateliers installés sur les espaces publics. Les points de vente non réglementés et certaines installations qui entravent la circulation sont également concernés.
Les autorités n’ont toutefois pas publié, dans les informations communiquées, une liste exhaustive des rues et axes concernés. Les interventions doivent être organisées dans les différentes communes, selon les feuilles de route établies localement.
Les commerçants appelés à prendre leurs dispositions
Le comité ad hoc chargé de la lutte contre les occupations anarchiques du domaine public appelle les personnes concernées à libérer volontairement les espaces occupés au plus tard le 20 novembre 2026.
Passé ce délai, les services compétents, en collaboration avec les autorités communales, procéderont au dégagement des emprises irrégulièrement occupées. Les frais de ces interventions seront supportés par les contrevenants, conformément à la réglementation en vigueur.
Les autorités rappellent notamment que l’étalage commercial sur les trottoirs, l’installation de conteneurs non autorisés, le dépôt de sable et de gravats ou encore le stationnement anarchique de véhicules constituent des occupations interdites du domaine public.
Entre sécurité des piétons et survie des petits commerces
Pour les autorités, l’enjeu est avant tout sécuritaire. Dans plusieurs quartiers, les piétons sont contraints de marcher sur la chaussée en raison de l’occupation des trottoirs. Une situation qui augmente les risques d’accidents et complique les déplacements des personnes âgées, des enfants et des personnes à mobilité réduite.
La gouverneure Zouréhatou Kassah-Traoré a également évoqué les problèmes de salubrité, la dégradation de l’image de la capitale et la concurrence déloyale subie par les commerces régulièrement installés.
Elle a néanmoins précisé que l’opération ne vise pas à mettre fin au commerce ambulant, qui représente une source de revenus pour de nombreux ménages. Elle a reconnu que les marchés existants ne disposent pas toujours de capacités suffisantes pour accueillir tous les commerçants.
La coordination générale est assurée par le DAGL, tandis que les treize communes sont chargées de l’exécution sur le terrain. Les autorités préfectorales et municipales participent également au suivi de l’opération.
Au-delà du dégagement immédiat des espaces, le défi sera de maintenir les résultats obtenus et de trouver un équilibre entre l’organisation urbaine, la sécurité des populations et les activités économiques des petits commerçants.
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