ONU : Faute de soutiens, Michelle Bachelet retire sa candidature au poste de Secrétaire générale

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Aimer la page FacebookL’ancienne présidente chilienne et ex-Haut-Commissaire aux droits de l’homme, Michelle Bachelet, jette l’éponge. Dans une vidéo publiée sur les réseaux sociaux, elle a officiellement annoncé le retrait de sa candidature à la succession d’António Guterres à la tête des Nations unies.
« J’ai décidé de ne pas maintenir ma candidature au poste de Secrétaire générale des Nations unies », a déclaré Michelle Bachelet, se félicitant néanmoins d’avoir « contribué à ancrer dans le débat mondial l’idée que la prochaine secrétaire générale doit être une femme d’Amérique latine. »
Désavouée par le Conseil de sécurité et son propre pays
Ce retrait fait suite aux résultats du troisième vote informel du Conseil de sécurité de l’ONU, tenu le 18 septembre 2026. L’ancienne dirigeante y a subi un revers cuisant, se classant avant-dernière avec une seule voix favorable (« encourage »), contre onze avis défavorables (« discourage ») et trois abstentions.
Initialement proposée en février par l’ancien président chilien Gabriel Boric, sa candidature avait progressivement perdu son élan diplomatique. L’arrivée au pouvoir du nouveau président d’extrême droite José Antonio Kast est venue sceller son sort, le pouvoir exécutif chilien lui ayant formellement retiré le parrainage de son pays d’origine.
Un duel latino-américain pour succéder à António Guterres
Alors que le mandat d’António Guterres s’achève le 31 décembre 2026, sept candidats restent désormais en lice (quatre femmes et trois hommes). La compétition s’oriente principalement vers un duel en tête entre la Costaricienne Rebeca Grynspan et la Guyanaise Carolyn Rodrigues-Birkett, portées par la volonté de la communauté internationale de porter une femme d’Amérique latine ou des Caraïbes à la tête de l’organisation.
Parmi les autres prétendants à la traîne figure notamment l’ancien président sénégalais Macky Sall, confronté lui aussi à un fort rejet au sein du Conseil de sécurité avec 9 votes défavorables contre seulement 5 soutiens.









