
L’Afrique du Sud ne prendra pas part au prochain sommet du G7 prévu en juin à Évian, en France. En cause, une décision que Pretoria attribue à des pressions exercées par Washington.
Selon la présidence sud-africaine, l’invitation adressée au président Cyril Ramaphosa aurait été retirée après des menaces de boycott des États-Unis. « Les Américains ont menacé de boycotter le sommet si l’Afrique du Sud était invitée », a affirmé le porte-parole de la présidence, Vincent Magwenya.
Initialement convié par le président français Emmanuel Macron lors du sommet du G20 tenu en Afrique du Sud en 2025, Cyril Ramaphosa ne figure finalement pas parmi les invités de cette édition du G7, prévue du 15 au 17 juin à Évian. D’autres pays partenaires, comme le Brésil, l’Inde ou encore la Corée du Sud, devraient en revanche y participer.
Ni la Maison-Blanche ni l’Élysée n’ont officiellement réagi à ces accusations. Toutefois, des sources proches de la présidence française confirment que le chef de l’État sud-africain, tout comme Volodymyr Zelensky, n’a pas été invité à ce sommet.
Malgré cet épisode, Pretoria se veut rassurante sur ses relations avec Paris. « Cette décision n’affectera pas la solidité de notre coopération bilatérale avec la France », a assuré Vincent Magwenya.
En revanche, cet incident intervient dans un climat de tensions persistantes entre Pretoria et Washington, marqué depuis le retour au pouvoir de Donald Trump. Les divergences entre les deux pays s’étaient déjà illustrées lors du sommet du G20 à Johannesburg, boycotté par les États-Unis.
Les relations s’étaient davantage dégradées en décembre, lorsque le secrétaire d’État Marco Rubio avait accusé Pretoria d’avoir entravé les discussions du G20. Des accusations rejetées par les autorités sud-africaines, qui dénoncent des « doubles standards » de Washington.
Malgré ces tensions, Pretoria affirme rester engagée en faveur d’un dialogue constructif avec les États-Unis, estimant que les relations entre les deux pays « survivront aux cycles politiques ».
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