Afrique

UEMOA : Aboubacar Nacanabo appelle à une Union plus proactive face aux crises mondiales

Réunis vendredi 27 mars 2026 à Dakar pour la première session ordinaire de l’année 2026, les ministres de l’Union ont été invités à changer de cap. Le président du Conseil des ministres de l’UEMOA, Aboubacar Nacanabo, a exhorté les États membres à faire de l’organisation un espace d’anticipation « lucide et audacieux » face aux bouleversements mondiaux.

Anticiper plutôt que subir

Prenant la parole à l’ouverture des travaux, Aboubacar Nacanabo a insisté sur la nécessité pour l’Union de « choisir son destin » dans un contexte marqué par de profondes mutations géopolitiques et économiques. Pour lui, l’UEMOA doit désormais se positionner comme un acteur capable d’anticiper les crises plutôt que de les subir.

Un bilan 2025 globalement stable

Le responsable a dressé un état des lieux de l’année écoulée, caractérisée par une croissance mondiale estimée à 3,3 % et une inflation en recul à 4,1 %. Des indicateurs jugés relativement favorables, mais qui ne doivent pas occulter les vulnérabilités persistantes de la région.

Il a notamment mis en avant l’urgence d’anticiper les transitions énergétique et numérique, considérées comme des leviers essentiels pour maintenir la compétitivité des économies de l’Union.

Des défis sécuritaires et climatiques persistants

Les travaux ont réuni les huit États membres : le Bénin, le Burkina Faso, la Côte d’Ivoire, la Guinée-Bissau, le Mali, le Niger, le Sénégal et le Togo. Les ministres ont examiné les principaux défis auxquels fait face la région, notamment l’insécurité dans le Sahel, les chocs climatiques et les répercussions des tensions internationales, en particulier au Moyen-Orient.

Cap sur la résilience en 2026

Au terme des échanges, des perspectives économiques « encourageantes » ont été validées, tout en appelant à maintenir un haut niveau de vigilance. L’objectif pour 2026 est clair : renforcer la résilience des économies de l’UEMOA face à la recomposition des alliances mondiales et aux pressions inflationnistes.

Un mot d’ordre domine : anticiper pour mieux résister dans un environnement international de plus en plus incertain.

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