
Le 1er mai 2026, l’Alliance Nationale pour le Changement (ANC) exige la libération « immédiate et sans condition » de l’activiste Sokpor Kossi Sitsopé Honoré, alias « Affectio », détenu depuis le 24 avril à la gendarmerie d’Agoè-Nyivé.
Dans un communiqué publié le 30 avril, le président du parti, Jean-Pierre Fabre, dénonce une garde à vue « abusive » et contraire aux délais légaux en vigueur. Selon l’ANC, l’activiste serait maintenu en détention depuis plus de huit jours, alors que la durée maximale autorisée est de 48 heures renouvelables une fois.
Une arrestation jugée arbitraire
D’après les informations relayées par le parti, Affectio aurait été interpellé alors qu’il prenait des images d’un chantier à proximité du domicile familial. Après s’être rendu à la brigade d’Agoè-Nyivé, Jean-Pierre Fabre dit avoir été orienté vers l’unité anti-gang basée à Djidjolé, présentée comme responsable de l’arrestation.
Le responsable de cette unité aurait assuré qu’un traitement rapide du dossier était en cours. Toutefois, les autorités évoquent désormais la découverte d’autres contenus dans le téléphone du détenu pour justifier la poursuite de sa détention.
L’opposition dénonce un « harcèlement »
Pour l’ANC, cette situation constitue une « mesure arbitraire » et s’inscrit dans une logique de pression sur l’activiste. Le parti rappelle que ce dernier avait déjà été incarcéré entre janvier et décembre 2025 pour son poème intitulé « Fais ta part ».
Face à cette nouvelle affaire, l’ANC interpelle les autorités togolaises sur le respect des procédures judiciaires et des libertés individuelles.
Un dossier sensible sur fond de tensions politiques
Cette affaire intervient dans un climat politique marqué par des tensions récurrentes entre pouvoir et opposition au Togo. Elle relance le débat sur la protection des droits civiques et la gestion des activistes dans le pays.
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