
La Haute autorité de prévention et de lutte contre la corruption et les infractions assimilées (HAPLUCIA) passe à la vitesse supérieure. L’institution a lancé, lundi à l’Ecole nationale d’administration (ENA), la phase pré-test de l’intégration de l’éducation à la lutte contre la corruption dans l’enseignement supérieur et les centres de formation.
Cette initiative marque une nouvelle étape dans la stratégie nationale de promotion de l’intégrité et de la bonne gouvernance.
Une phase pilote à Lomé et à Kara
La phase expérimentale se tient du 23 au 25 février à l’ENA, avant de se poursuivre du 3 au 7 mars 2026 à l’Université de Kara.
Au programme :
Des conférences pour les étudiants en licence et master
Des séminaires dédiés aux écoles doctorales
Six thématiques structurent les échanges, notamment les enjeux et défis de la lutte contre la corruption, le cadre juridique et institutionnel au Togo, la participation citoyenne, la déontologie professionnelle et le lien entre corruption et gouvernance.
Les modules sont animés par des experts sélectionnés par un comité scientifique universitaire mis en place par la HAPLUCIA.
« Former les responsables de demain »
Le président de la HAPLUCIA, Aba Kimelabalo, a souligné que l’introduction de l’éducation à l’éthique dans l’enseignement supérieur vise à agir à la source des responsabilités futures.
Selon lui, il s’agit de préparer « des décideurs responsables, des gestionnaires rigoureux et des commis d’État conscients de l’exigence de leur mission », tout en approfondissant la compréhension du phénomène de la corruption, de ses causes et de ses impacts sur le développement et la confiance des citoyens.
Le directeur général de l’ENA, Adama Kpodar, a pour sa part salué une initiative à forte portée stratégique, estimant qu’elle contribue à ancrer durablement les valeurs d’intégrité, de probité et de redevabilité dans le système éducatif.
Une réforme inscrite dans la dynamique institutionnelle
Avec la Constitution du 6 mai 2024 instaurant la Ve République, la HAPLUCIA est appelée à évoluer vers la Haute autorité pour la transparence, l’intégrité de la vie publique et la lutte contre la corruption (HATIC), consacrant une nouvelle architecture institutionnelle en matière de gouvernance publique.
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