Russie-Afrique : les priorités de Faure Gnassingbé pour renforcer le partenariat avec Moscou

Présent au troisième Sommet Russie-Afrique organisé à Moscou les 28 et 29 octobre 2026, le Président du Conseil, Faure Essozimna Gnassingbé, a mis en avant plusieurs secteurs prioritaires pour le Togo. L’énergie, l’agriculture, la transformation industrielle et la formation scientifique et technique figurent au cœur des ambitions togolaises.
Le Togo entend donner une nouvelle dimension à sa coopération avec la Russie. À l’occasion du troisième Sommet Russie-Afrique, organisé à Moscou, le Président du Conseil, Faure Essozimna Gnassingbé, a présenté les principales orientations que Lomé souhaite privilégier dans ses relations avec Moscou.
La rencontre a réuni plusieurs dirigeants africains et responsables russes autour des perspectives de coopération économique, commerciale, énergétique et sécuritaire.
Pour le Togo, cette participation représente une occasion de défendre ses priorités de développement et de rechercher de nouveaux partenariats dans des secteurs stratégiques.
L’énergie et l’agriculture au centre des priorités togolaises
Au cours des échanges, Faure Gnassingbé a notamment mis en avant l’énergie et l’agriculture comme deux domaines essentiels de coopération entre les deux pays.
Dans le secteur énergétique, le Togo souhaite développer ses capacités de production et renforcer les infrastructures nécessaires pour accompagner son développement économique.
L’agriculture constitue également un axe important, notamment à travers la modernisation des systèmes de production, l’amélioration des rendements et le développement de la transformation locale des produits agricoles.
Ces secteurs sont considérés comme des leviers importants pour soutenir la croissance et renforcer la sécurité économique du pays.
Transformation industrielle et formation technique
Au-delà de l’énergie et de l’agriculture, le Togo souhaite également approfondir sa coopération avec la Russie dans le domaine de la transformation industrielle.
L’objectif est notamment de favoriser la création de valeur ajoutée à partir des ressources disponibles et de renforcer les capacités productives nationales.
La formation scientifique et technique figure aussi parmi les priorités défendues par la délégation togolaise.
Le développement des compétences, les échanges universitaires et le transfert de connaissances pourraient ainsi contribuer à accompagner les projets de modernisation économique.
Sept mémorandums d’entente déjà signés entre Lomé et Moscou
La coopération entre les deux pays s’appuie également sur des avancées diplomatiques récentes.
Lors d’une rencontre tenue le 30 octobre 2026 au Kremlin avec le président russe Vladimir Poutine, Faure Gnassingbé a évoqué les progrès enregistrés dans les relations bilatérales.
Selon la Présidence du Conseil, sept mémorandums d’entente ont déjà été signés entre les deux pays depuis leur précédente rencontre de novembre 2025.
La première session de la commission mixte intergouvernementale Togo-Russie, organisée à Lomé en septembre 2026, a également contribué à accélérer plusieurs initiatives de coopération.
Des engagements attendus sur le terrain
Pour le Togo, l’enjeu consiste désormais à transformer les orientations politiques et les accords de coopération en projets concrets.
Les domaines de l’énergie, de l’agriculture, de l’industrie et de la formation nécessitent des investissements, une coordination institutionnelle et des mécanismes de suivi.
La rencontre de Moscou entre Faure Gnassingbé et Vladimir Poutine traduit ainsi la volonté des deux pays de consolider leur partenariat et d’élargir les possibilités de coopération.
Reste à savoir dans quelle mesure ces engagements pourront se traduire en réalisations concrètes au bénéfice des populations togolaises.
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