Développement

L’eau potable n’est pas un luxe, mais un droit humain

Les investissements dans l’accès à l’eau potable devraient être multipliés par quatre pour réaliser cet objectif de développement durable en 2030, assure un nouveau rapport de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), de l’UNICEF et de la Banque mondiale publié lundi 24 octobre 2022.

Malgré des progrès spectaculaires en vingt ans, un quart de la population mondiale est toujours privé d’eau potable, alors que le changement climatique et l’explosion urbaine menacent de plus en plus l’accès à cette ressource vitale.

La règle se confirme depuis des siècles : les efforts pour améliorer l’approvisionnement des populations en eau potable se soldent par des progrès pour la santé publique et une baisse énorme de la mortalité infantile. Et les 2 milliards de personnes qui ont gagné l’accès à ce service vital depuis vingt ans ne font pas exception.

Retour sur investissement trois à six fois supérieur aux coûts

Pour tous ceux qui n’ont plus à marcher des heures chaque jour pour rapporter une eau souvent impropre à la consommation, le retour sur investissement, en matière de santé et de productivité est trois fois supérieur aux dépenses dans les zones urbaines et six fois plus grand dans les régions rurales, affirme le nouveau rapport.

Pourtant, cette avancée si positive reste fragile, inégale et inéquitable. Deux autres milliards de personnes, soit un quart de la population mondiale, sont toujours privés d’eau potable, avec des conséquences encore tragiques. Chaque année, un million et demi de personnes, surtout des nourrissons et des enfants, meurent des suites de maladies évitables causées par une eau insalubre.

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Les progrès n’ont pas réduit l’incertitude. « L’accès à l’eau a sauvé des vies, en premier lieu celles d’enfants, mais le changement climatique érode ces avancées », rappelle Maria Neira, Directrice du département de l’environnement, du changement climatique et de la santé de l’OMS. La fréquence des sécheresses et des inondations exacerbent l’insécurité hydrique, perturbent les approvisionnements et dévastent des communautés.

De quoi justifier, aux yeux des auteurs du rapport, une mobilisation mondiale et un quadruplement des investissements par les Etats et par les organisations internationales, indispensables pour atteindre avant 2030 l’objectif de développement durable d’accès universel à l’eau potable. « Un prix faible à payer au regard des millions de vies sauvées », affirment-t-ils.

Onu INFO

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