Célébration de la Journée des TPME au Togo : Vers un accompagnement sur-mesure pour booster la croissance inclusive

À l’instar de la communauté internationale, le Togo a célébré ce samedi 27 juin 2026 à Lomé, la Journée internationale des Très Petites, Petites et Moyennes Entreprises (TPME). Cette 4ème édition, axée sur les défis de transformation, a servi de cadre pour réaffirmer l’engagement des autorités et des acteurs économiques à faire de ces structures le véritable moteur du développement national.
Placée sous le thème : « Les Très Petites, Petites et Moyennes Entreprises togolaises face aux nouveaux défis de transformation pour une croissance inclusive et compétitive », cette célébration a mobilisé acteurs publics, entrepreneurs et experts de l’écosystème entrepreneurial.
Passer de la logique de « bénéficiaire » à celle de « client »
Représentant plus de 90 % du tissu économique national, les TPME sont au cœur de la création d’emplois et de richesses au Togo. Pour Vigno Aboki, président du Groupement Togolais des Petites et Moyennes Industries (GTPMI), cette journée est l’occasion idéale pour affiner les dispositifs d’appui existants.
La grande innovation de cette année réside dans le changement de paradigme quant à la prise en charge des entreprises.
« La nouvelle doctrine consiste à passer d’une logique de bénéficiaires à une logique de clients », a expliqué Vigno Aboki.
Cette approche s’appuie désormais sur la Charte nationale des TPME, qui segmente les entreprises en quatre catégories distinctes : nano, micro, petites et moyennes entreprises. Objectif : proposer des mécanismes de soutien ultra-ciblés pour faire progresser chaque entité vers un palier supérieur. Les conclusions de ces réflexions seront transmises au ministère de tutelle, avec un accent particulier sur l’épineux problème du financement.
Le casse-tête du fonds de roulement
Invité à partager son expertise lors des panels, Gbenè Helly, expert en veille stratégique au sein d’un cabinet d’ingénierie, de formation et de consulting, a mis le doigt sur les réalités du terrain. Selon lui, le manque de fonds de roulement paralyse de nombreuses structures.
Le constat : Beaucoup de TPME peinent à exécuter des marchés déjà décrochés.
Le point de blocage : Les délais de paiement, qui oscillent généralement entre 30 et 90 jours, asphyxient la trésorerie des jeunes entrepreneurs.
Le secteur privé, une priorité au sommet de l’État
Présente à l’événement en tant que représentante de la ministre du Développement à la base, de l’Inclusion financière, de la Jeunesse et de l’Emploi des jeunes, la gouverneure du Grand Lomé, Kassah Traoré, a rappelé la vision du chef de l’État.
Elle a souligné que le président de la République, Faure Gnassingbé, a érigé la promotion de l’entrepreneuriat et le développement du secteur privé au rang de priorités absolues de l’action gouvernementale.
« À travers cet événement, le Togo réaffirme son engagement à soutenir toutes les initiatives visant à renforcer la compétitivité, l’innovation, la transformation digitale et la résilience des TPME nationales », a martelé Kassah Traoré.
lire aussi-Togo : Pourquoi la réforme du FAIEJ au profit de l’ADTPME ?
Cette 4ème édition consacre une fois de plus la volonté Lomé de bâtir une économie résiliente, portée par des entreprises locales fortes et compétitives.
Christian P.











