Sénégal : Abdoulaye Tine juge encore éloignée l’hypothèse d’une dissolution de l’Assemblée nationale
Le ministre-conseiller et porte-parole de la Présidence de la République du Sénégal, Maître Abdoulaye Tine, a affirmé que la dissolution de l’Assemblée nationale constitue une option prévue par la Constitution, tout en soulignant que cette éventualité n’est pas d’actualité.
Invité de l’émission « Appel sur l’actualité » sur RFI, il a rappelé que le fonctionnement des institutions repose sur un équilibre entre les pouvoirs exécutif et législatif.
Une possibilité prévue par la Constitution
Selon Abdoulaye Tine, le rôle de contrôle exercé par les députés sur l’action gouvernementale s’inscrit dans le fonctionnement normal d’une démocratie.
« Les Sénégalais nous demandaient d’avoir une Assemblée qui joue pleinement son rôle de contrôle et d’évaluation des politiques publiques », a-t-il expliqué.
Le porte-parole de la Présidence a indiqué que les institutions disposent de mécanismes d’action réciproques conformes au principe de séparation des pouvoirs.
Le recours à l’arbitrage populaire en cas de crise
Maître Abdoulaye Tine a également évoqué la possibilité pour le chef de l’État de faire appel à l’arbitrage du peuple en cas de crise institutionnelle ou de désaccord majeur entre le gouvernement et le Parlement.
Selon lui, le président de la République peut, dans certaines circonstances prévues par la loi fondamentale, solliciter directement les citoyens afin de trancher les différends politiques.
« Toutes les options doivent être sur la table parce que c’est le jeu normal de la démocratie lorsque de telles situations se présentent », a-t-il déclaré.
« Nous sommes loin de ce scénario »
Malgré cette possibilité juridique, Abdoulaye Tine a tenu à rassurer sur la stabilité institutionnelle du pays.
« Pour l’instant, nous sommes loin de ce scénario, mais cela demeure une possibilité constitutionnelle », a-t-il insisté.
Cette sortie intervient dans un contexte marqué par la cohabitation institutionnelle entre le président Bassirou Diomaye Faye et le président de l’Assemblée nationale, Ousmane Sonko, ce dernier ayant récemment assuré qu’il n’entendait pas « bloquer le pays » depuis son poste à la tête du Parlement.
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