
La réunion préparatoire de la 12e édition de la revue annuelle des réformes, politiques, programmes et projets communautaires de l’UEMOA s’est ouverte mardi 29 septembre 2026 au CASEF, à Lomé. Au cœur des échanges : le recul du taux de mise en œuvre des réformes communautaires, passé de 77,9 % en 2024 à 68,7 % en 2025.
Le taux de mise en œuvre recule à 68,7 %
Représentant le ministre des Finances et du Budget, le secrétaire permanent de la cellule CEDEAO-UEMOA, Essokiza Anakpa, a présidé l’ouverture de la rencontre.
Dans son discours, il a rappelé l’importance de cette revue annuelle, présentée comme un outil de suivi des engagements pris par le Togo dans le cadre de l’intégration régionale.
Sur les 145 réformes évaluées, le taux de mise en œuvre s’est établi à 68,7 %, contre 77,9 % en 2024.
Le bilan fait également apparaître 22 textes communautaires non transposés, dont 19 directives, deux règlements et une décision.
Pour le représentant du ministre Essowè Georges Barcola, cette situation appelle davantage de mobilisation, de coordination et de célérité, notamment dans des domaines tels que l’agriculture, la culture et l’artisanat.
Les projets affichent de meilleurs résultats
Si les résultats des réformes suscitent des préoccupations, le bilan est plus favorable concernant les programmes et projets communautaires.
Le taux d’exécution des programmes et projets atteint 91,6 %, contre 78,9 % lors de la précédente évaluation. Le taux de décaissement s’établit quant à lui à 83,6 %.
Ces chiffres témoignent, selon les responsables présents à la rencontre, d’une dynamique plus satisfaisante dans la mise en œuvre des projets.
« La transposition des directives communautaires n’est pas une option », a toutefois rappelé Essokiza Anakpa. Elle constitue, selon lui, un engagement qui participe directement à la crédibilité de l’Union.
L’UEMOA appelle à une nouvelle mobilisation
Prenant la parole à son tour, le représentant résident de la Commission de l’UEMOA au Togo, Alioune Sène, a salué l’engagement des autorités et administrations togolaises en faveur de l’intégration régionale.
Il a rappelé que la revue annuelle découle d’une décision de la Conférence des chefs d’État de l’UEMOA prise en 2013, avec pour objectif d’accélérer la mise en œuvre des réformes et d’obtenir des impacts économiques et sociaux plus importants.
Selon lui, la baisse enregistrée entre 2024 et 2025 ne doit pas être considérée comme une fatalité.
« C’est loin d’être une fatalité », a-t-il déclaré, appelant à une remobilisation afin d’améliorer les performances lors de la prochaine évaluation.
Des preuves concrètes attendues
Alioune Sène a également indiqué que des démarches avaient été entreprises auprès de plusieurs départements ministériels et du Secrétariat général du gouvernement afin de renforcer le suivi des réformes.
Pour la prochaine étape, il insiste sur la nécessité de documenter les progrès réalisés.
L’objectif est notamment de pouvoir présenter, lors de la revue, des preuves concrètes permettant de mesurer les avancées dans la mise en œuvre des engagements communautaires.
Faire de l’intégration régionale un levier pour les populations
À l’issue de cette réunion préparatoire, les autorités togolaises et la Commission de l’UEMOA affichent la volonté d’inverser la tendance observée sur les réformes.
Le représentant du ministre des Finances et du Budget a fixé l’objectif : faire de l’intégration régionale « un instrument concret d’amélioration des conditions de vie ».
Entre le recul du taux de mise en œuvre des réformes et les performances enregistrées dans l’exécution des projets, le Togo devra désormais renforcer la coordination et accélérer la transposition des textes communautaires pour améliorer son bilan lors de la prochaine revue annuelle.
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