
Le monde environnemental togolais est en deuil. Séna Alouka, fondateur et directeur exécutif des Jeunes Volontaires pour l’Environnement (JVE), est décédé le 31 août 2026 à Créteil, en France, après une maladie. Il laisse derrière lui plus de deux décennies d’engagement en faveur de la protection de l’environnement et de la mobilisation de la jeunesse.
Le Togo perd l’une de ses voix les plus connues dans le combat pour la protection de l’environnement. Séna Alouka, fondateur et directeur exécutif des Jeunes Volontaires pour l’Environnement (JVE), n’est plus.
La nouvelle de son décès a été rendue publique jeudi 3 septembre 2026. Selon plusieurs sources concordantes, le militant écologiste est décédé le 31 août à Créteil, en France, après avoir été confronté à des problèmes de santé. Ces dernières années, il s’était progressivement retiré de la vie publique.
Plus de 20 ans au service de l’environnement
Le nom de Séna Alouka reste intimement lié à celui de JVE. L’organisation, créée en 2001, s’est développée au fil des années pour devenir un réseau panafricain engagé sur les questions environnementales et de développement durable.
Pendant plus de deux décennies, Séna Alouka a porté plusieurs combats : protection des écosystèmes, lutte contre les changements climatiques, agroécologie, justice climatique, développement durable et résilience des communautés.
Son engagement dépassait les frontières togolaises. Il a participé à plusieurs rencontres internationales consacrées au climat, à la biodiversité et au financement de l’action climatique, où il défendait notamment une plus grande prise en compte des populations vulnérables et des communautés locales.
La jeunesse au cœur de son combat
La mobilisation des jeunes constituait également l’un des axes majeurs de son action.
À travers JVE, Séna Alouka a contribué à sensibiliser et à mobiliser plusieurs générations de jeunes autour des enjeux environnementaux. L’organisation a progressivement étendu son implantation à plusieurs pays africains.
En 2025, JVE revendiquait 30 représentations nationales, plus de 20 000 volontaires et plus de 70 000 membres dans son réseau.
Une voix dans les débats climatiques
Séna Alouka était régulièrement sollicité sur les questions liées au changement climatique, à la gestion des ressources naturelles et à la justice environnementale.
Au Togo, son organisation s’est notamment impliquée dans des initiatives portant sur l’eau, l’assainissement, l’énergie, l’agroécologie et l’adaptation des communautés aux effets du changement climatique.
En 2021, il intervenait encore dans des initiatives liées à l’adaptation au changement climatique au Togo. À Daoudè, dans la préfecture d’Assoli, JVE avait ainsi lancé un projet consacré à la gestion des inondations et de la sécheresse, ainsi qu’aux systèmes d’alerte précoce.
Son expertise l’avait également conduit à porter la voix de la société civile africaine dans plusieurs espaces internationaux consacrés au climat et à l’environnement.









