Afrique

OIF : pourquoi Kako Nubukpo soutient Louise Mushikiwabo

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L’économiste togolais Kako Nubukpo explique les raisons de son soutien à Louise Mushikiwabo, candidate à un troisième mandat à la tête de l’Organisation internationale de la Francophonie. Il met notamment en avant sa rigueur dans la gestion, son expérience diplomatique et sa vision panafricaine.

Dans une tribune, Kako Nubukpo justifie son soutien à la candidature de Louise Mushikiwabo à la tête de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF). Ancien responsable de la Francophonie économique et numérique au sein de l’institution, l’économiste togolais estime que la dirigeante rwandaise dispose des atouts nécessaires pour poursuivre sa mission.

Pour expliquer sa position, il revient sur les différentes périodes qu’il a connues au sein de l’OIF, notamment sous les secrétaires généraux Abdou Diouf et Michaëlle Jean. Il évoque des difficultés de gouvernance et de gestion qui, selon lui, ont précédé l’arrivée de Louise Mushikiwabo en 2018.

Une gestion axée sur les résultats

L’un des principaux arguments avancés par Kako Nubukpo concerne la gouvernance de l’organisation. Il salue les réformes engagées par Louise Mushikiwabo, notamment les restructurations administratives et la volonté d’améliorer la gestion des ressources de l’OIF.

Il reconnaît que ces décisions ont suscité des mécontentements, notamment après le départ d’une vingtaine d’agents, mais considère qu’elles étaient nécessaires pour renforcer l’efficacité de l’institution.

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Une vision panafricaine et une diplomatie du dialogue

Kako Nubukpo met également en avant le profil de Louise Mushikiwabo, qu’il décrit comme une personnalité panafricaine et internationaliste. Il apprécie notamment son engagement pour un multilatéralisme plus équitable et son approche diplomatique fondée sur le dialogue et le consensus.

L’économiste prend aussi sa défense face aux critiques portant sur ses origines rwandaises et son attitude concernant les questions démocratiques dans l’espace francophone.

Un troisième mandat pour poursuivre les réformes

Pour Kako Nubukpo, l’expérience de Louise Mushikiwabo constitue un atout dans un contexte international marqué par les tensions géopolitiques et la montée des nationalismes.

La Rwandaise devra toutefois faire face à trois autres candidats : Juliana Amato Lumumba de la RDC, Coumba Bâ de la Mauritanie et Dacian Cioloș.

L’élection du prochain secrétaire général est attendue lors du 20e Sommet de la Francophonie, prévu du 14 au 16 novembre 2026 à Phnom Penh, au Cambodge.

 

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