
Le gouvernement du Togo renforce l’encadrement de la commercialisation de la noix de cajou afin de soutenir la transformation locale. Un arrêté interministériel signé le 30 décembre 2025 modifie certaines dispositions régissant la filière anacarde dans le pays.
Le texte, paraphé par le ministre de l’Économie et de la Veille stratégique, Badanam Patoki, et le ministre de l’Agriculture, de la Pêche, des Ressources animales et de la Souveraineté alimentaire, Antoine Lékpa Gbegbeni, introduit une nouvelle obligation pour les acteurs de la filière.
Désormais, tout acheteur agréé ou toute coopérative de producteurs devra livrer au moins un tiers (1/3) du volume de noix de cajou collecté aux unités de transformation installées au Togo, avant toute vente aux exportateurs. Le prix de cession aux transformateurs sera fixé au début de chaque campagne par le Conseil interprofessionnel de la filière anacarde du Togo (CIFAT).
Un mécanisme de contrôle renforcé
Pour attester du respect de cette obligation, les unités de transformation devront délivrer aux acheteurs ou aux coopératives un quitus ou un bordereau de livraison, préalablement visé par le CIFAT. Ce document servira de preuve avant toute opération de vente à l’export.
Le texte prévoit également des sanctions en cas de non-respect. Tout acteur qui ne livrerait pas le quota exigé sera exclu des ventes aux exportateurs pendant toute la durée de la campagne.
Toutefois, si l’impossibilité de livraison est imputable aux unités de transformation, le CIFAT pourra constater la situation et délivrer un quitus exceptionnel autorisant la poursuite des ventes.
Encadrer davantage l’exportation
L’arrêté rappelle également que l’achat et l’exportation de la noix de cajou restent soumis à un agrément délivré par le Comité de coordination de la filière anacarde. Toute cargaison destinée à l’exportation sans ces documents pourra être saisie par les autorités compétentes, les frais restant à la charge de l’exportateur.
À travers ces mesures, les autorités togolaises veulent stimuler la transformation locale de l’anacarde, créer plus de valeur ajoutée dans le pays et mieux organiser la filière.
Le texte a été publié au Journal officiel de la République togolaise et entre en vigueur conformément aux dispositions réglementaires.
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