
Le Conseil des ministres du 26 août 2026 a franchi un pas décisif dans la modernisation du climat des affaires. L’exécutif togolais a adopté un décret restructurant les attributions, l’organisation et le fonctionnement de l’Agence de promotion des investissements et de la zone franche. Cette réforme institutionnelle ambitionne d’adapter l’agence aux exigences actuelles du marché global et de renforcer l’attractivité du territoire national auprès des capitalistes privés.
Au-delà d’une simple réorganisation administrative, le gouvernement dote l’API-ZF de leviers opérationnels étendus. Désormais, l’agence voit ses compétences élargies à l’aménagement, à la gestion directe et à la mise à disposition de zones industrielles clés en main. Cette évolution stratégique permet d’offrir aux futurs investisseurs un guichet plus autonome, capable de traiter l’implantation industrielle de manière globale, depuis la demande d’agrément jusqu’à la mise à disposition effective des fonciers aménagés.
Ce qu’il faut retenir du renforcement de la transparence et du suivi des avantages accordés
Le nouveau cadre réglementaire ne se contente pas de faciliter les démarches : il verrouille également le suivi des contreparties exigées par l’État. Le texte introduit un renforcement substantiel des mécanismes de contrôle, de transparence et de maîtrise des risques financiers et opérationnels. L’objectif consiste à veiller à ce que l’octroi des agréments et des exonérations fiscales génère des retombées économiques directes pour le pays, notamment en termes de création d’emplois locaux et de transfert de technologies.
À travers ce remodelage, les autorités entendent transformer l’API-ZF en un moteur industriel de premier ordre pour accompagner le plan de développement national. En combinant simplification des procédures, mise à disposition d’infrastructures adéquates et rigueur dans le suivi des avantages accordés, le Togo confirme sa position de hub stratégique et sécurisé pour les investissements privés en Afrique de l’Ouest.
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