
Une page de la gestion de la zone franche togolaise se tourne. Lors du Conseil des ministres du 26 août 2026, le gouvernement a adopté un décret portant dissolution de la Société d’administration de la zone franche et organisant le transfert intégral de ses droits, obligations et compétences à l’Agence de promotion des investissements et de la zone franche.
Cette mesure d’harmonisation s’inscrit dans le prolongement direct de la loi de 2019 portant Code des investissements, qui prévoyait déjà la centralisation des missions de promotion stratégique au sein d’une entité unique.
Concrètement, l’API-ZF récupère l’ensemble des prérogatives institutionnelles autrefois exercées par la SAZOF, consacrant ainsi la fin des doublons administratifs qui alourdissaient le parcours des porteurs de projets.
Ce rapprochement vise à offrir une gouvernance unifiée aux opérateurs économiques, garantissant une meilleure lisibilité des politiques d’incitation et une réaction plus rapide des services de l’État face aux sollicitations des industriels.
Ce qu’il faut savoir sur la reprise du patrimoine, la gestion du personnel et la rationalisation des ressources
Sur le plan opérationnel et juridique, le décret encadre méticuleusement la transition pour éviter toute rupture de service. L’API-ZF hérite de la totalité du patrimoine de la SAZOF et prend en charge l’ensemble du personnel concerné, dans le respect strict des dispositions légales et des droits des travailleurs. Ce transfert d’expertise permet à l’agence de renforcer immédiatement ses équipes avec des cadres chevronnés du secteur de la zone franche.
Pour l’exécutif, cette fusion-absorption répond à un impératif d’efficience budgétaire et de performance opérationnelle. En regroupant les moyens matériels, humains et financiers au sein d’une structure renforcée, le Togo optimise la gestion de ses deniers publics tout en dotant l’API-ZF de la puissance d’action nécessaire pour piloter le développement industriel du pays.
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